Une prise d’otage est en cours à l’hotel Radisson Blu de Bamako (Mali). L’armée française est sur place. Il y aurait plusieurs victimes selon les renseignements maliens.

 

L’hôtel Radisson Blu de Bamako (Mali) a été ce vendredi matin le théâtre d’une fusillade. Les renseignements maliens ont confirmé l’information.

 

Les forces de l’ordre ont établi un périmètre de sécurité devant l’hôtel. Des tirs d’armes automatiques ont été entendus de l’extérieur de l’hôtel qui compte 190 chambres.

 

«Ça se passe au septième étage, des jihadistes sont en train de tirer dans le couloir », a déclaré une source de sécurité.

 

Les assaillants, qui seraient deux, retiendraient 170 personnes en otage.

 

Plaques diplomatiques

 

Selon le site d’information Jeune Afrique, la fusillade aurait fait des victimes parmi les gardiens, les employés et les clients de l’hôtel Radisson Blu de Bamako. Les militaires français seraient également sur place au côté des forces maliennes. Le propriétaire de l’hôtel, qui n’est pas présent sur place, a toutefois précisé à Jeune Afrique que des individus se sont introduits dans l’hôtel, lourdement armés, vers 7 h du matin (heure de Bamako).

 

Toujours selon le propriétaire de l’établissement, ils seraient entrés dans le périmètre de sécurité de l’hôtel avec un véhicule portant des plaques diplomatiques, déjouant ainsi les systèmes de fouille et de sécurité. Ils ont ensuite ouvert le feu en entrant dans l’hôtel.

 

Une cellule de crise a été mise sur pied à la Primature. Elle est placée sous la tutelle du Premier ministre Modibo Keïta et du ministre de la Sécurité, Salif Traoré. L’hôtel Radisson est un établissement prisé des ressortissants étrangers en visite dans la capitale malienne.

 

Jihadistes liés à Al-Qaïda ?

 

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda après la déroute de l’armée face à la rébellion, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée.

 

Ils y ont été dispersés et en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en janvier 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire internationale qui se poursuit actuellement.

 

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères. Longtemps concentrées dans le Nord, les attaques jihadistes se sont étendues depuis le début de l’année vers le centre, puis à partir de juin au sud du pays.

 

Avec ouest-france.fr