Face aux ivoiriens de France rassemblés au 6 de l’avenue
Maurice Ravel du 12ème arrondissement de Paris ce mardi 8 juillet 2014, Mamadou Koulibaly,le patron de Lider ne s’est
donné aucune peine pour tirer sur le régime d’Abidjan
et l’ambulance de la refondation,son ex-camp…


De passage en France pour une visite privée, Mamadou Koulibaly,le président fondateur de liberté et démocratie pour la république (Lider) a rencontré les ivoiriens de France mardi dernier.L’ancien président de l’Assemblée Nationale était face aux résistants de la diaspora pour la première fois après son départ du  parti de Gbagbo.Comme à son
habitude, Mamadou Koulibaly a présenté le projet de société de son parti. Invitant notamment les ivoiriens à une rupture tout azimut avec les anciennes pratiques des différents régimes qui se sont succédé à la tête de l’État. Ses
propositions : Une réforme en profondeur du système éducatif,foncier, économique, sécuritaire,sanitaire et social.

LES AVEnTuRIERS S’EMPAREnT
Du POuVOIR…

Pour Lider, l’Etat doit cesser par exemple d’être le propriétaire de la terre : « Il faut donner des titres fonciers aux individus ce qui leur donnera la possibilité de propriété
exclusive» assurera Mamadou Koulibaly avant de dénoncer un certain nombre de tare de la gouvernance actuelle. Pour le président Koulibaly, les ivoiriens doivent être sur le même pied d’égalité au niveau des soins de santé. « Tout le monde doit se soigner en Côte d’Ivoire. Interdiction doit être faite au Chef de l’Etat d’utiliser l’avion présidentiel pour venir se soigner à l’étranger…» a-t-il critiqué.Que pense-t-il d’exercice de la politique en Afrique ? Le verdict du président Mamadou Koulibaly est sans appel. « La politique est une fonction difficile en Afrique.
Aujourd’hui qui sont ceux qui nous gouvernent ? Ce sont les
aventuriers, les mauvais garçons et les méchants… » Dressant le tableau économique actuel de son pays, le président Mamadou a dénoncé ces maux : gabegie, corruption,détournement des deniers publiques et autres actions obscures.

« ON M’A CHASSE DU FPI…»

Pourquoi a t-il quitté le parti politique qui l’a révélé au monde politique? N’est-ce pas une façon de trahir Laurent Gbagbo alors que ce dernier est dans les fers de
la détention à la CPI ?A cette interrogation des pro-Gbagbo présents dans la salle, Mamadou Koulibaly répondra sans ciller : «On m’a chassé du FPI. En adhérant au FPI, je ne me mettais pas au service d’un homme mais d’un idéal politique…

Les gens peuvent penser ce qu’ils veulent,mais je ne suis au service d’aucune autre cause que celle de la liberté…» Et pourquoi est-il aphone alors que des milliers de voix s’élèvent pour réclamer la libération

de Laurent Gbagbo détenu à la CPI ? Mamadou Koulibaly surprendra encore son monde : « Gbagbo reste mon
frère et mon ami. Mais vous ne me verrai jamais crier libérez
Gbagbo, libérez Simone...J’ai toujours dit qu’à partir du moment où deux armées se sont affrontés si Gbagbo se trouve à la CPI, Ouattara et Soro votre place est à la CPI. Pour moi il faut aller à une justice équitable…» a-t-il
laissé entendre.

FRANCOIS MATTEI…

« Les gens se réjouissent aujourd’hui du livre de François
Mattei et Laurent Gbagbo. Mais beaucoup ne savent pas que c’est moi qui ai présenté Mattei à Laurent Gbagbo. François Mattei est mon ami. Il me donne les nouvelles
de Gbagbo, » fera savoir Mamadou Koulibaly. Concernant
la crise politique, le patron de Lider va attaquer plusieurs fois de front ses anciens compagnons de la refondation. En effet, répondant sèchement aux résistants de la diaspora qui l’accusaient de trahison, Koulibaly dira : « Pourquoi
vous pardonnez à Gbagbo ses erreurs et pas à moi. Moi j’ai
dit sans le désarmement n’allons pas aux élections. Laurent
Gbagbo a dit allons-y ! (…) En sortant de Marcoussis j’ai dit cet accord-là n’est pas bon ne l’appliquons pas ! On ne m’a pas suivi.
Gbagbo a dit que c’est un médicament amer. Je me suis senti solitaire et même abandonné. Je ne suis pas une pièce de rechange. Je n’accepte pas ce rôle…» A dit l’ex-député de Koumassi qui n’a pas manqué d’essuyer dans une
atmosphère tendue, les attaques frontales et les éclats de voix des militants pro-Gbagbo de Paris.
eventnewstv