La ville d’Alépé était en effervescence mercredi. Selon des habitants joints par téléphone sur place, de nombreuses femmes, munies de pancartes sur lesquelles l’on pouvait lire « Nous exigeons le départ de Mme le préfet », « Mme Diaby, trop, c’est trop ! », « Nos terres ne sont pas à vendre», ont fait une procession sur la voie principale de la capitale du pays Ketun. Ainsi que d’autres artères secondaires. 

 

Les manifestantes ont, très tôt le matin, investi les lieux pour exprimer leur colère à la suite de l’interdiction signée par Mme Diaby Aminata, préfet du département d’Alépé, d’exploiter la carrière de sable située non loin du fleuve La Comoé, au bas du pont, à la sortie de la ville. « Quel est ce préfet qui nous interdit l’accès à la carrière ? Nous voulons simplement récupérer le sable sur nos terres et jouir des fruits de notre propriété », a soutenu dame Sopi Angèle qui a révélé que les agissements de Mme le préfet dans le règlement de certains litiges villageois ont provoqué des divisions profondes tels qu’à Aboisso-Comoé. Pis, il ne se passe plus de nuit sans que l’on enregistre des attaques à mains armées de domiciles et de commerces. Peu après leur sit-in de protestation devant la préfecture, les manifestantes ont été reçues par le sous-préfet central d’Alépé, en l’absence du préfet Diaby Aminata. De peur de subir les effets collatéraux de la manifestation, des commerces et des administrations ont fermé leurs locaux.

 

D.K.

 

 

Notre Voie