Le 28 juillet 2015 Joseph Titi du Quotidien Aujourd’hui reçoit une convocation lui demandant de se rendre à la brigade de recherches de la gendarmerie. Il s’y rend. Apres 5 heures d’interrogatoire, le journaliste est libéré… provisoirement puisque le jour qui a suivi la convocation Joseph a été arrêté et déferé à la Maca. Qu’un journaliste soit à la brigade de recherches de la gendarmerie pour y subir 5 heures d’interrogatoire, puis jété en prison cela fait parti de l’ordinaire dans le régime qui est au pouvoir à Abidjan et qui a, à son actif plus de 400 prisonniers d’opinion. Des jeunes, des vieux, des femmes, des enfants, des anciens ministres, des députés. Tout le monde peut à tout instant se retrouver derrière les barreaux pour avoir critiqué le système. 
Cela dit, ce qui est à la fois honteux et triste, ce sont les raisons qui ont amené Joseph Titi devant la gendarmerie. Il a simplement publié dans son journal « Le Quotidien Aujourd’hui »un document des services secrets français(DGSE) qui établit clairement qu’ Alassane Ouattara et le roi du Maroc ont mis au point des réseaux de financements qui ne font pas honneur aux 2 pays : tout se passe en famille. L’argent quitte de la Côte d’Ivoire pour atterrir dans les comptes privés du Chef de l’Etat et de sa majesté Le Roi Maroc. Des montants faramineux sortent du trésor, transitent par la HSBC PRIVATE BANK de Genève pour atterrir dans quatre sociétés immatriculées au Panama qui est paradis fiscal… pour, soit dit en passant, payer des factures qui ne sont en réalité que de fausses factures. 
Les ivoiriens ont mis beaucoup d’espoir dans les relations ivoiro-marocaines. Malheureusement, « il n’y a plus d’espoir » comme le chantait Johnny Holiday autrefois, parce selon la DGSE française leurs relations ont pris une forme floue et inquiétante. A cet effet, l’on se souvient qu’à la suite de l’hospitalisation d’Alassane Ouattara entre le 02 Février et 02 Mars 2014, sa majesté Mohammed VI avait plus ou moins assuré en Côte d’Ivoire un intérim qui ne disait pas son nom. Arrivée le 23 Février 2014, il en est reparti que lorsque le chef de l’Etat ivoirien est revenu de sa longue convalescence après le 02 Mars 2014. Ensuite, sans qu’on ne sache trop pourquoi, le monarque a effectué une visite d’amitié et de travail du 30 Mai 2015 au 04 Juin 2015. Il est vrai le fils d’Hassan II avait visité beaucoup de gros chantiers…Dans la réalité cela n’était que poudre aux yeux et ne représentait que la partie visible de l’iceberg. Je n’en dis pas plus ; tout simplement, je vous conseille de lire quelques morceaux choisis du dit rapport qui a valu au Directeur de publication Joseph Titi la convocation de la brigade de recherches de la gendarmerie nationale.
Ano Nianzou
PJ : LE DOCUMENT QUI A VALU AU DP LA CONVOCATION DE LA BRIGADE DES RECHERCHES DE LA GENDARMERIE NATIONALE
Le compte rendu du chef d’antenne met effectivement au jour un certain nombre d’intérêts croisés existants entre la famille royale et celle du Président Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire. Ces intérêts de la famille royale et des membres du clan Ouattara sont logés au sein de la Sni et portés par trois grands ensembles. Il s’agit d’abord de Copropar, une coquille vide qui, jusqu’en 2013, ne comportait aucun salarié et que le service a vraiment découvert en 2014.
2,9 Milliards d’euros, remboursés au gouvernement ivoirien dans le cadre du contrat Désendettement Développement (C2D) pour le financement de projets Co-décidés par la France et la Côte d’Ivoire ont pu suivre un circuit opaque pour se retrouver sur un compte bancaire à la HSBC Private Bank de Genève au nom Benedict Senger gendre du président ivoirien refugié derrière le code BUA tout comme la famille royale et répertorié dans les livres de la banque sous un numéro identique à celui du secrétaire particulier du roi Mohamed VI. Les renseignements collectés au cours de ces recherches, révèlent qu’une offre publique de rachat de l’ONA retranchée de la SNI en 2010 a permis au clan Ouattara de prendre le contrôle de quelques éléments sur cette structure. Près de 50% de son capital est détenu par quatre sociétés immatriculées au Panama. Il pourrait s’agir de Providence Holding, Unihold Holding, Yano Participation et Star Finance. « Il s’agit de sociétés créées par des membres du clan Ouattara associés à certains membres de la famille de Mohamed VI ». Plus de 9% du capital est quant à lui détenu par Ergis, l’ancienne Siger héritée de Hassan II qui a changé de dénomination en 2002. La nouvelle Siger, qui appartient exclusivement à Mohammed VI, détient plus de 41% du capital de Copropar créé conjointement avec le chef d’état ivoirien Alassane Ouattara.

 

NB. Cette recherche est le fruit des investigations des services secrets français. Titi Joseph n’en est pas l’auteur. Si le tenant du pouvoir n’est pas content, il doit si on est dans un pays de droit porter plainte contre la source et non s’en prendre à un pauvre innocent qui fait son travail de journaliste en toute vérité. 
Le chef de l'etat doit mettre balle à terre parceque si ses propres amis de la communauté internationale sont en colère contre lui... ce n'est pas bon pour lui. Il devrait aller en toute modestie prendre des conseil chez le président Laurent Gbagbo qu'il a lui-même fait enfermer à La Haye, le pénitentier réservé aux présidents nègres.https://www.facebook.com/nianzou.dunand/posts/10207210077791950:4