L’instrumentalisation de la justice par le régime Ouattara saute bien aux yeux. Les défenseurs des Droits de l’Homme ont raison de prendre Alassane Ouattara au mot

Outre Nahibly, toutes les exactions commises par les forces pro-Ouattara sont royalement ignorées. Tout le monde sait que, pendant la crise postélectorale, c’est à l’ouest, en l’occurrence à Duékoué, qu’il y a eu le plus de massacres. Le Comité international de la Croix-Rouge a fait cas de 816 personnes tuées en une journée à Duékoué. Ces tueries qui ont été mises en parallèle avec celles du Rwanda, pour souligner leur caractère ethnique, n’ont jusque-là pas fait l’objet d’interpellation.

Et pourtant. Tous les rapports ont cité la responsabilité du «commandant» Losséni Fofana, alors chef Frci de l’ouest pendant les événements. On attend également que la lumière soit faite sur l’assassinat de feu Désiré Tagro, l’ancien ministre de l’Intérieur sous Gbagbo. Les populations d’Anokouakouté crient aussi justice après le drame qu’elles ont vécu lors de l’attaque de la localité par les Frci. Tout porte donc à croire que certains Ivoiriens n’ont pas droit à la justice.

César Ebrokié