« En tant qu’acteur des droits humains, nous sommes préoccupés par les conditions de garde à vue
et de détention en Côte d’Ivoire. Nous appelions dans un communiqué de presse en date du 31 Janvier
2012, le Gouvernement sur le strict respect de la dignité humaine et des droits sacrés de la défense. Il
est bon de rappeler une bonne fois, avec détermination, l’obligation qui pèse sur le Gouvernement de
veiller impérativement au respect des textes de la république et de garantir à tous les citoyens sans considération de religion et d’idéologie politique le libre accès à un conseil et le bénéfice des droits liés à la
qualité de détenu ou de prévenu. Dans un État aspirant à l’émergence et prônant l’indépendance de la
justice, Il est inacceptable, même dans l’hypothèse de mobiles sécuritaires, que des citoyens soient détenus
dans des endroits tenus secrets, non répertoriés par notre législation et privées de toute sociabilité.
La détention au secret est une pratique aux antipodes des règles de procédures pénales en Côte
d’Ivoire. Elle est inacceptable dans un État de droit. Nous invitons le Gouvernement de Côte d’Ivoire à
préserver les valeurs principielles de la démocratie et des droits humains. Ceux qui vivent dans les liens de
la détention ont simplement perdu le privilège d’aller et de venir, pas leur dignité et les autres droits indispensables à la vie. Par voie de conséquence, le Gouvernement doit assurer une existence digne à tous les
condamnés et prévenus dans les lieux de détention sur toute l’entendue du territoire national conformément
aux prescriptions du Code de procédure pénale.
»
Extraits déclaration Midh