Le RDR dans son rôle de casseur a encore empêché la tenue du
meeting de la Jeunesse du Front populaire ivoirien (JFPI). Prévu en effet, le samedi dernier à la place Laurent Gbagbo de Port-Bouet le meeting de la JFPI n’a pu avoir lieu à cause de la violence perpétrée par des supplétifs des FRCI aidés dans leur sale besogne par des activistes du RDR sur les organisateurs de la cérémonie. Conséquences : Les chaises cassées, l’appareil de sonorisation endommagé et plusieurs militants dont des femmes molestés. Les faits Il est 15h21mn, ce samedi 5 avril. Alors que les organisateurs du meeting s’activaient à tout mettre en place pour s’assurer qu’aucun détail n’a été
ignoré. Et que des militants déjà sur le lieu esquissaient quelques pas de danse au rythme des chants patriotiques distillés par la sonorisation, des individus aux allures suspectes prennent position derrière deux des 6 bâches dressées pour la circonstance. Cette présence des intrus ne va pas échapper aux organisateurs qui la signalent à la police de l’ONUCI présente sur le lieu. Informées cette force Onusienne, la police et la gendarmerie nationale
présentent également vont pister ces intrus dont 3 seront arrêtés (2 par la gendarmerie et 1 par la police). Les gendarmes réussiront à neutraliser les deux individus qu’ils embarquent dans leur cargo. Quant aux policiers, ils tenteront en vain de maitriser le seul élément qu’ils avaient arrêté. Réagissant en légitime défense, les policiers qui avaient essuyé des coups de la part du délinquant qu’ils avaient en main, vont lui asséner quelques coups de matraque qui vont le blesser au front. Diminué physiquement puis relâché par les policiers, ce dernier
s’en remet à ses camarades qui vont se retirer avec lui à Djakarta (NDLR : l’ancienne résidence universitaire de Port-Bouet 1 actuellement occupée par les FRCI). Quelques minutes plus tard ces vandales, armés de couteaux, machettes, gourdins et cordelettes reviennent sur le lieu du meeting, prennent à partie les organisateurs. S’en suit alors une
bagarre généralisée. Le cargo des policiers évitant d’être pris en tenaille par ces éléments incontrôlés ; quitte précipitamment les lieux, non sans être pourchassé et lapidé par ces derniers qui cassent tout sur leur passage entrainant de nombreux dégâts matériels. Et les
militants qui étaient venus écouter le leader de la jeunesse du Front Populaire Ivoirien, Koua Justin tout comme les clients des maquis situés aux alentours de la place Laurent Gbagbo n’ont pas été épargnés par la violence des casseurs. Ils ont à leur passage
renversé les tabliers autours desquelles devisaient paisiblement ceux-ci. Lorsque nous quittions les lieux transformés en champs de bataille à 16 h 08 mn, la fumée des gaz lacrymogènes étaient encore perceptible dans l’air. ■
Aujourd’hui / du Lundi 07 Avril 2014