Chaque fois que le bureau de la procureure intervient, on ne peut s’empêcher de rire à satiété de ses accusations marécageuses,

ses mensonges, ses approximations, ses niaiseries.

Malheureusement, on est contraint de freiner nos instants

de joie parce qu’il s’agit avant tout de la vie de deux

hommes, Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, incarcérés

dans le quartier pénitentiaire de la CPI, à Scheveningen,

dans les faubourgs de La Haye, par la volonté de la

communauté internationale, la France en tête. Il suffit d’observer depuis le début du procès que, s’appuyant sur des idées reçues

qui consacrent Laurent Gbagbo comme un «dirigeant

ignoble», que les accusations de Fatou Bensouda et ses

hommes ne sont qu’une succession de petits chapitres

noirs, sans fondement, qui mettent en scène avec dégoût

les répulsions d’une magistrate qui continue d’être agitée

par deux sentiments qui ne l’ont pas quittée : l’indignation

et la méchanceté.

BENSOUDA, Méchanceté

GRATUITE

oui, Bensouda agit avec méchanceté. Disons simplement

qu’elle est méchante ! observons comment elle se démène,

attise sa verve carnassière, pour uniquement voir Laurent Gbagbo être condamné par la CPI. Il y a ses propos qui ne laissent planer

aucun doute sur sa méchanceté créative. Quand la

procureure, par exemple, indique que Laurent Gbagbo, le

démocrate, l’humain, le socialiste,

a conçu un «Plan commun afin d’éliminer les partisans de ouattara pour se maintenir au pouvoir», l’intention est manifestement méchante.

Quand elle décide de faire appel de la décision de deux juges sur trois de libérer Laurent Gbagbo pour insuffisance de preuves, la volonté de nuire ne semble guère plus contestable. Quand elle affecte un même avocat à deux témoins-clés de l’accusation

pour accabler à tout prix Laurent Gbagbo, l’intention est

suffisamment malfaisante.Quand, par exemple à nouveau, elle refuse que Laurent Gbagbo aille aux funérailles de sa mère, sa génitrice

qui l’a porté dans ses entrailles pendant neuf mois, qui

lui a donné cette éducation de partager avec les autres, qui

l’a choyé dans les moments de sa vie, tout simplement

«parce qu’il bénéficie de nombreux soutiens», on doit légitimement

admettre qu’il s’agit d’une vraie méchanceté à l’encontre

de Gbagbo.

Dans toutes ces interventions, il y a cette intentionnalité, ce

désir flagrant de blesser ou de nuire, qui se démontre facilement.

«Nous apportons nos preuves, la défense fait également

son travail. C’est aux juges de trancher. Ils peuvent

décider, comme on l’a déjà dit, confirmer les charges, ne pas

les confirmer, ou alors dire nous prenons acte, mais il

nous faut encore plus de preuves. C’est dans ce cas de

figure que nous sommes.

Nous pensons que ces juges sont objectifs. Ils font leur travail,

mais mon Bureau n’est pas d’accord avec cette décision.

C’est pour cela que nous avons décidé de faire appel.

ce niveau, concernant la chambre préliminaire, où on

doit confirmer les charges, nous avons trois juges. Et

toute décision qui est prise par ces juges doit être soutenue

par l’ensemble des juges ou  alors par la majorité, c’est-àdire

deux sur les trois. Dans la situation actuelle, ce ne sont

pas tous les juges qui demandent des preuves supplémentaires.

Sachez que l’un des juges sur les trois n’est pas du

tout d’accord avec les deux autres. Ce dernier pense que

nous avons apporté les preuves suffisantes et que

nous n’avons plus besoins d’en apporter. Mais, elle est

minoritaire et c’est la loi de la majorité. C’est pour cela que

nous avons fait appel. Mais faire appel au niveau de le CPI

n’est pas automatique. Je dois encore aller devant les mêmes

juges pour obtenir leur autorisation pour cet appel. Et c’est

ce que j’ai fait maintenant. Je suis allée devant ces juges

pour leur demander l’autorisation de faire cet appel. Et c’est

après cette autorisation que je pourrai faire appel. C’est-àdire

aller vers les cinq juges qui ne sont pas de cette

chambre préliminaire. Cette chambre d’appel a cinq juges.

Elle est différente de la chambre préliminaire qui a trois

juges et pour la chambre du procès qui a également trois

juges», déclarait Bensouda au cours d’une conférence de

presse à Abidjan. Si elle l’avait voulu, la détention de Laurent

Gbagbo se serait arrêtée là et le «fils du pays» serait revenu

tranquillement au pays. Mais, par méchanceté gratuite, la

procureure l’a voulu autrement. Elle a décidé de faire

appel parce qu’elle avait décidé de «manger du Gbagbo»

pour avoir le sommeil tranquille 

IL S’AGIT DE LA VIE D’uN HOMME !

Et pourtant, il s’agit tout de même de la vie d’un être humain,

de son destin, de son avenir avec sa famille! C’est effarant de la voir très active dans sa rhétorique du mal mener ses accusations avec

un niveau d’argumentation lamentable, primitif, haineux,

crispé, indigne dans une cour qui prétend rendre une justice

impartiale.

De toute évidence, les récentes révélations sur l’affectation

d’un même avocat pour des témoins clés du procès

est une preuve que la procureure veut coûte que coûte la

peau de Laurent Gbagbo et de son ministre Blé Goudé. Le

tollé a été immense. on a pensé un moment qu’elle aurait

fait amende honorable en demandant pardon à la cour.

Mais non ! Pourquoi se rabaisserait-elle tant quand il s’agit

d’un «tyran», initiateur d’un

«plan commun»