Michel Gbagbo, le fils du Président Laurent Gbagbo, sera jugé ce vendredi 23 juin 2017 à Abidjan par la justice ivoirienne pour "divulgation de fausses nouvelles", après avoir annoncé la présence de centaines de prisonniers politiques en Côte d'Ivoire et la disparition d'autres centaines de prisonniers politiques, a annoncé jeudi son avocat.

 

"Le procès de Michel Gbagbo va s’ouvrir vendredi devant le Tribunal correctionnel du Plateau pour divulgation de fausses nouvelles" a confirmé à l’AFP Me Ange Rodrigue Dadje, son avocat.

En effet, dans un entretien à un journal en ligne, Michel Gbagbo déclarait qu’"à la date du 30 mars 2016, 250 personnes étaient encore détenues dans les prisons" ivoiriennes et que "300 personnes (...) inculpées et placées sous mandat de dépôt depuis 2011 sont portées disparues".

Pour la justice ivoirienne qui l'avait inculpé le 26 mai laissé en liberté, il n'y a aucun prisonnier politique en Côte d'Ivoire et qualifie les propos de Michel Gbagbo de mensongers.

 

"Le parquet informe qu’il n’a été saisi d’aucun cas de disparition d’inculpés de la crise postélectorale", avait réagi M. Adou, critiquant les déclarations "sans fondement et mensongères" de Michel Gbagbo.

Michel Gbagbo, pour rappel, avait déjà été condamné le 10 mars 2015 à cinq ans d’emprisonnement sous le fallacieux prétexte d' "attentat à la sûreté de l’Etat".

 

Eric Lassale