SOURCE Aujourd’hui  du 04/09/2014

Benoît Hamon ancien ministre de l'éducation dans le
gouvernement Valls a ouvert le débat quant à la présence
de la force licorne en Côte d'Ivoire. Selon une dépêche de
l'AFP (agence France presse) et sous la plume de Martin Bureau, le porte-parole du parti socialiste français s'interroge: "Quel est le rôle de la force Licorne
en Côte d'Ivoire? » Le Parti socialiste (PS) souhaite
ainsi, avoir des précisions sur l'engagement des troupes françaises en Côte d'Ivoire. L'un des frondeurs du gouvernement Valls et député PS, à l’occasion
du point de presse hebdomadaire du PS, veut que le gouvernement précise les conditions de l'engagement de l'armée française. Benoît Hamon, bien que reconnaissant l'appui de son parti à la résolution 1975 qui a permis aux forces françaises d’arrêter le président Gbagbo Laurent le 11 Avril 2011, mettant ainsi fin à son régime, s'inquiète du piétinement toutefois, du processus de réconciliation
nationale qui est au point mort en Côte d’Ivoire. Le
porte-parole du PS affirme sans sourciller :" il y a des accusations extrêmement graves qui pèsent sur les 2 camps, notamment des crimes sur des populations civiles qui justifient que la cour pénale puisse s'en saisir".
Mieux l'ancien ministre de Hollande estime qu'il faut penser
les conditions dans lesquelles la paix et la
réconciliation vont se faire et que ce n'est pas rendre service
à Alassane Ouattara que de mettre à sa disposition la force
de l'opération Licorne. Sur la Côte d’Ivoire, C’est pratiquement la première fois que le parti socialiste français charge ainsi le régime d’Abidjan dont il a jusque-là accepté toutes les galipettes et autres manquements à démocratie et au respect des droits de l’homme. Certainement que la grave crise économique qui lessive les ménages français est passée par là. Car nombre de compatriotes de François Hollande ne comprennent pas que Paris s’entête à entretenir à coût de millions d’euros, des troupes françaises,
alors que la France est en panne sèche et qu'il faut 50 millions d'euros pour combler le déficit du trésor français. Ce qui est loin d’être une bonne nouvelle
pour le pouvoir Ouattara qui lie son destin à la présence de l’armée française en Côte d’Ivoire.