Le mouvement ivoirien des droits de l’homme (midh) par la voix de me diabaté bambaoulé, responsable du pool d’action judiciaire (paJ) a dénoncé hier le non respect,par les ministres Hamed Bakayoko et Kandia Camara des décisions de la chambre administre de la Cour suprême dans deux affaires concernant les dits ministères.

C’était au cours d’une conférence de presse au siège de l’organisation à Cocody.En effet, par arrêt numéro 26 du 27 février 2013, la chambre administrative de la Cour suprême a annulé l’arrêté pris par le ministère de l’éducation nationale et de
l’enseignement technique portant annulation du concours des adjoints aux chefs d’établissement session 2011. dans la seconde
affaire, la Cour suprême a annulé pour excès de pouvoir,la note de service du 6 avril 2012 service, modifiée par celle du 11 avril 2012, par laquelle le ministre de l’intérieur a procédé au licenciement de certains agents de l’office national d’identification.

« S’agissant des deux décisions de la juridiction suprême,l’Etat de Côte d’Ivoire,à travers les ministres de l’Education nationale et de
l’enseignement technique et celui de l’intérieur a méconnu
le principe de la séparation des pouvoirs consacré par l’article 101 de la constitution de la République de Côte d’Ivoire, du 1er août 2000 »,a soutenu me Diabaté Bambaoulé.le conférencier a souligné le non respect des engagements pris par alassane
ouattara quant à l’instauration de l’etat de droit.

« La soumission des gouvernants aux règles de droits et aux décisions de justices est une marque de l’Etat de droit car nul n’est au dessus de la loi
quelque soit son rang sur l’échelle des responsabilités administratives et politique.
Le pouvoir exécutif se doit de montrer le bon exemple par le respect scrupuleux du principe sacro-saint de la séparation
des pouvoirs »,affirmera-t-il .
notre voie