Après un intérim qui aura duré 900 jours environ,
Koua Justin, Secrétaire National de la JFPI qui en assurait depuis avril 2011 l’intérim en l’absence de Konaté Navigué, a rétrocédé le flambeau à ce dernier rentré d’exil, il ya bientôt un mois. La cérémonie de passation des charges a eu lieu samedi dernier, au QG Laurent Gbagbo à Attoban
en présence du Secrétaire Général et porte-parole du parti, Laurent Akoun , Dédi Adèle, Me Kouassi André et du professeur Dédi Séry. Au cours de cette rencontre solennelle
qui sacrifie à la tradition dans le respect des textes du parti,
Justin Koua a d’abord fait un bilan de son intérim avant de souligner les défis à relever selon l’ordre de priorité. « Notre priorité qui est une urgence qui s’impose à nous et est non négociable, c’est la libération du président Laurent Gbagbo. Ensuite, notre deuxième objectif est de se donner
les moyens de libération de Simone Gbagbo, de tous les prisonniers politiques mais surtout de Charles Blé Goudé, sans oublier le retour sécurisé des exilés politiques. Après ce second objectif, nous envisagerons comme troisième objectif, la reconquête du pouvoir. C’est pour cela que nous nous rendrons à la place de la république le 5 juin prochain
pour crier notre ras-le-bol face à la dictature du pouvoir. » A signifié Koua au nouveau locataire de la maison JFPI. Et de poursuivre : « Camarade, bonne arrivée. L’exil est un autre enfer. Je suis heureux de te voir en bonne santé.
Ne regarde ni à gauche, ni à droite, n’écoute pas les conspirations, l’essentiel, c’est le combat », a-t-il conseillé à son interlocuteur avant de le prévenir de la délicatesse
du combat : « Camarade, nous n’avons pas de garde du
corps mais les FRCI veulent manger notre corps. Voilà la réalité. Hier, nous combattions avec les moyens de la République, aujourd’hui ces moyens manquent.
La caisse a été cassée. Nous n’avons que nos seuls engagement et volonté comme moyens. Nous sommes dans un régime moribond. La lutte sera difficile mais nous n’avons pas le droit de trahir ces milliers d’Ivoiriens qui
nous font confiance. C’est notre devoir. La JFPI qui était hier refoulée renaît de ses cendres». En échos aux propos de son intérimaire, Konaté Navigué dit être venu se mettre à la disposition de son parti pour le combat tel que
dégagé par ce dernier : « Quand je mets fin à mon exil, c’est strictement dans l’esprit du combat tel que dégagé par Koua », affirmet- il. Et de renchérir : « Je suis venu me mettre à la disposition de Laurent Gbagbo, du FPI et de la JFPI. Je ne ferai rien pour freiner le rythme engagé par l’équipe
en place». Aussi a-t-il fait des recommandations
aux jeunes de son parti : « Chaussez vos crampons,
la lutte va bientôt commencer. Elle sera rude mais la victoire
sera au bout», a dit Konaté Navigué. Répondant aux mauvaises langues qui avaient longtemps spéculé sur son retour d’exil, il confie : « Tous ceux qui de l’extérieur
pensaient qu’on allait se brouiller, se casser, vont attendre
encore longtemps ». Prenant la parole à la suite de Navigué, Dédi Adèle, Secrétaire Nationale chargée des structures spécialisées du parti et d’activités a dit toute sa joie face à la maturité politique dont ont fait preuve ses deux ‘’enfants’’.
« Je voudrais dire ma joie de voir que le FPI a mis sur
l’échiquier politique des jeunes de valeur qui font la fierté non seulement du FPI mais de toute la Côte d’Ivoire. On a beaucoup épilogué sur l’éventuelle cassure de
la JFPI. Je voudrais dire bravo à Koua et à Konaté. Leurs noms commençant par K, ils ont mis le
deux K ensemble pour mettre KO les mauvaises langues. Je suis heureuse de vivre un moment d’intense émotion », a-t-elle exprimé.  Avant de clore son propos, elle a fait une adresse particulière à Navigué : « En ce moment, les
yeux sont rivés vers toi. Il faut que tu sois à la hauteur des défis. Le travail est énorme. Nous comptons sur cette équipe qui s’est battu, pour ne pas casser la dynamique». Lui emboitant le pas, le porte-parole du FPI a mis en garde : « Navigué, voici la maison. Mais attention !... La barre est placée haut. Au FPI, les militants et militantes sont infrangibles. Mais dans le respect des textes du parti, nous avons sacrifié à la tradition. Merci à vous les jeunes vous n’êtes pas seulement notre fierté mais vous représenté
demain pour nous », a conclu
Laurent Akoun.

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