Le chef de l’état, Alassane Ouattara, ne se gêne pas de parler de ses affaires privées avec le PDCI ou le RHDP dans un discours à la nation.

 

De même, l’opposition préfère aborder des problèmes secondaires, mener des débats d’arrière-cour qui de surcroît intéressent peu les ivoiriens, que de poser leurs vrais et nombreux problèmes.

 

La seule priorité de toute la classe politique semble être la question électorale. Se maintenir au pouvoir, accéder au pouvoir ou reconquérir le pouvoir. On oublie souvent qu’un peuple qui perd confiance en sa classe politique s’intéresse peu ou participe peu au processus électoral.

 

Les récentes décisions impopulaires du pouvoir Ouattara, on en parle peu ou on les évoque du bout des lèvres, sans actions concrètes et concertées.

 

En Côte d’Ivoire, on peut “brûler le feu rouge” sans s’inquiéter. Et c’est l’intolérance sur nos routes.

 

On recrute des analphabètes pour enseigner nos enfants, c’est à dire la Côte d’Ivoire de demain. Le processus de recrutement dans les secteurs sensibles tels que l’éducation et la santé est problématique et préoccupant.

Que dire des différents concours d’entrée dans l’administration ivoirienne ? À la fonction publique, même l’évolution en grade est désormais soumise à concours. Simplement pour amasser de l’argent avec la création de régis financières spéciales indépendantes et inconnues du trésor public ivoirien.

 

Des corps habillés n’hésitent pas à tuer pour des miettes. Le cas le plus récent c’est à Bloléquin où un gendarme aurait tué le jeune SIO KEHE, conducteur de moto-taxi, pour une affaire de 1000F.

Le champ politique s’est déplacé dans le virtuel avec des acteurs tout autant virtuels (avec avatars et pseudonymes de tout genre) qu’autodestructeurs. Le Cojep est devenu la cible privilégiée de certains, pendant que le pouvoir est seul maître du jeu politique ivoirien et fait ce qu’il veut et quand il veut, sans opposition véritable. On assiste chaque jour à des attaques entre des acteurs censés s’organiser et agir ensemble pour constituer l’alternative face à un pouvoir essoufflé et peu imaginatif.

 

À cette allure, le peuple souverain prendra un jour son destin en main et il ne fera pas de tri.