Ouagadougou-Le groupe Koglweogo de Bogandé (Est), créé en février 2016, a affirmé lundi avoir arrêté 75 présumés bandits et retiré de leurs mains des armes et 34 motos, a appris l’AIB.

 

Selon le président de Koglweogo de Bogandé, Daouda Haro, depuis l’installation de leur association en février 2016, 75 (présumés) bandits ont été arrêtés et 34 motocyclettes et cyclomoteurs et des armes ont été saisis.

 

M. Haro s’exprimait lundi, lors d’une rencontre avec le ministre de la Sécurité intérieure, Simon Compaoré, dans un contexte marqué par des récurrentes exactions de groupes Koglweogo, notamment dans les provinces du Ziro et de la Sissili.

 

Daouda Haro et le président de Koglweogo de Mani (Gnagna) Sibiri Bourgou ont déclaré que grâce aux associations d’autodéfense, les populations peuvent librement vaquer à leurs activités de commerce et d’élevage.

 

Ils ont souhaité que le gouvernement fasse un recadrage dans de brefs délais, afin de leur permettre de mener leurs activités dans la quiétude.

 

Le ministre de la Sécurité a invité les responsables à remettre les matériels retirésà la police et à la gendarmerieafin que le gouvernement puisse les féliciter pour le travail abattu.

 

 

En rappel, le ministre Compaoré avait également souhaité entendre des associations d’autodéfense du Centre-ouest, notamment de Léo qui avaient séquestré le 26 février dernier, un catéchiste parce qu’il a refusé de payer des frais d’adhésion de 2500 FCFA.

 

La communauté catholique locale avait dû alors déboursé 112500 FCFA pour obtenir sa libération. La réprobation totale suscitée par cette affaire a conduit des Koglweogo officiant dans la même zone, a livré les coupables à la gendarmerie et à restituer l’argent extorqué.

 

«Nous avons voulu en savoir davantage en appelant les koglweogo de Léo. Mais malheureusement, ils n’ont pas été au rendez-vous», a regretté Simon Compaoré.

 

«Nous allons vérifier d’abord si l’information leur est parvenue (…) ce n’est qu’après ça qu’on peut aviser», a-t-il signifié.

 

Malgré de croissantes critiques contre les koglweogo, qualifiés de milices par leurs farouches opposants, M. Compaoré a gardé sa traditionnelle ligne de défense.

 

 

Selon Simon Compaoré, ces «initiatives locales de sécurité» peuvent aider la police et la gendarmerie pour la sécurisation des villages et des provinces.

 

Toutefois, le ministre a rappelé aux koglweogo «qu’ils ne sont ni des policiers ni des gendarmes encore moins des juges».

 

Il a également prévu une sortie de terrain dans l’Est du pays pour s’imprégner des réalités du terrain et encourager ses agents qui travaillent dans les conditions souvent difficiles.