Gbagbo condamné pour «braquage de la Bceao» ouattara receleur

Gbagbo condamné pour «braquage de la Bceao» ouattara receleur

Ainsi donc, la justice ivoirienne a condamné le président Laurent Gbagbo, le Premier ministre Aké N’Gbo, les ministres Koné Katinan et Désiré Dallo à 20 ans d’emprisonnement pour «braquage de la Bceao» et à une amende de 329 milliards FCFA. Dans la procédure, le juge n’a pas décerné de mandat de dépôt au Premier ministre Aké N’Gbo et au ministre Désiré Dallo qui étaient présents à l’audience.

 

Par contre des mandats d’arrêt internationaux ont été pris à l’encontre du président Gbagbo et de son porte-parole, le ministre Koné Katinan. Le procès intenté contre lui et ses coaccusés est consé- cutif à la réquisition que le président Gbagbo avait prise pour maintenir en fonction les travailleurs de la Bceao nationale et des autres banques que la France avait fait fermer pour asphyxier le pays. Cette réquisition lui avait permis de faire fonctionner l’Etat dans ses charges régaliennes, de payer les salaires des fonctionnaires et agents de l’Etat. Mais aussi les allocations viagères des anciens présidents d’institution dont Ouattara lui-même en tant qu’ancien Premier ministre d’Houphouët et Bédié ancien président de la république et de l’Assemblée nationale.

 

Aujourd’hui, Alassane Ouattara estime que l’argent qui a servi à cette époque de faire fonctionner l’Etat, constitue un préjudice pour lui. C’est pour cette raison qu’il a fait condamner le président Gbagbo, le Premier ministre Aké N’Gbo et les ministres Koné Katinan et Désiré Dallo à 20 ans de prison et à une amende de 329 milliards FCFA. Si on reste dans la logique de Ouattara, tous ceux qui ont été payés pendant les trois mois concernés sont donc tous des receleurs. C’est à dire les présidents d’institution, Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié en tête, les fonctionnaires et agents de l’Etat y compris les magistrats dont celui qui s’est autorisé à aller en voie de condamnation du président Gbagbo et ses coaccusés. Ce d’autant que Ouattara n’a pas payé à nouveau les salaires des trois mois visés quand la France l’a installé au pouvoir.

 

Il n’a pas non plus renoncé à ses allocations viagères à lui payées par Gbagbo pendant la même période. Du moins à notre connaissance. Pour mémoire, ces faits font suite à la présidentielle de 2010. Après la proclamation définitive des résultats de l’élection présidentielle de 2010 par le Conseil constitutionnel ayant proclamé le président Gbagbo vainqueur avec plus de 51% des suffrages exprimés, Laurent Gbagbo avait mis en place un gouvernement dirigé par le Premier ministre Aké N’Gbo. Parallèlement à ce gouvernement légal, Alassane Ouattara qui s’était autoproclamé président de la république sur la base de vrais faux résultats publiés de façon solitaire à son QG de campagne par Youssouf Bakayoko, président de la Commission électorale indé- pendante (CEI) s’était reclus à l’hôtel du Golf avec son gouvernement illégal. Le pouvoir français qui soutenait Ouattara s’était autorisé à fermer les succursales de ses banques et même l’agence principale de la Bceao à Abidjan. L’objectif clairement affiché par la France était d’empêcher le gouvernement Aké N’Gbo de payer les salaires des fonctionnaires et agents de l’Etat aux fins de les conduire à la révolte.

 

En réponse à cette attitude inhumaine et manifestement attentatoire à la souveraineté de l’Etat de Côte d’Ivoire, le président Gbagbo qui avait légalement en charge la gestion des affaires de l’Etat et donc du destin des Ivoiriens, avait, à son corps défendant pris une réquisition pour permettre à tous les agents de la Bceao et des autres banques de continuer à travailleru 5 nationale originalepol it ique laVoieorginale / N°330 du lundi 29 janvier 2018 Ouattara a été mal inspiré de faire condamner le président Gbagbo