Non, Ouattara n’offre pas l’argent public aux candidats! L’article 9 de la loi n°2004-494 du 10 septembre 2004

Non, Ouattara n’offre pas l’argent public aux candidats! L’article 9 de la loi n°2004-494 du 10 septembre 2004

 

Le porte-parole du gouvernementde Mr ouattara ,Mr Bruno Nabagné Koné qui s'exprimait au cours d'une conférence de presse a affirmé   que Mr.ouattara a décidé d'octroyer un financement exceptionnel de 100 millions de FCFA à chacun des dix candidats retenus »

 

 

 100 millions de l’État ou de Ouattara aux 9 autres candidats ? (Loi n°2004-494 du 10 septembre 2004)

 

Non, Ouattara n’offre pas l’argent public aux candidats!

 

L’article 9 de la loi n°2004-494 du 10 septembre 2004, relative au financement sur fonds publics des partis et groupements politiques et des candidats à l’élection présidentielle et abrogeant la loi n°99-694 du 14 décembre 1999, dispose, d’une part, que les candidats à l’élection présidentielle bénéficient d’une subvention exceptionnelle et d’autre part, que le montant de cette subvention est inscrit dans la loi de finances de l’année de l’élection présidentielle.

 

Dans le cas d’espèce, Ouattara candidat comme les neuf autres, pioche dans les caisses de l’Etat, pour verser une subvention exceptionnelle à chacun de ses adversaires sans leur dire le montant total qui était prévu au budget comme la loi l’exige.

 

Qui vérifie alors ce que lui s’accorde comme financement, d’autant plus que depuis que le conseil constitutionnel a publié la liste des candidats, toutes les dépenses qu’il a engagé (pour ses visites de campagnes et non d’Etat) sont des dépenses de candidat.

 

La loi dispose que tous les candidats doivent être traités de façon équitable.

En décidant seul, en dehors de tout cadre légal d’octroyer cet argent, il viole le principe d’égalité devant la loi. Nous attendons que le gouvernement nous communique le montant global de l’enveloppe destiné au financement de la campagne et inscrit au budget de cette année conformément à la loi.

 

Pour rappel Ouattara recevait lui pendant les dix années de crise, la somme de 800 millions par an au titre du financement public du RDR.

 

Jamais le RDR n’a produit de compte de campagne justifiant l’utilisation de ces fonds. Jamais! Quand on utilise l’argent public, il faut le faire de sorte que les contribuables sachent à quoi sert leur argent et que les politiques en rendent compte.