Dans une déclaration , Emile Guiriéoulou  l’ex ministre de l’intérieur de Laurent Gbagbo révèle que le chef de l’Etat,  Ouattara aurait saisi l’Onu aux fins d’interpellation du gouvernement ghanéen sur les « activités subversives » des exilés ivoiriens vivant au Ghana.

 

« Les informations en notre possession font état de ce qu’au mois de juin 2015, monsieur Alassane Dramane Ouattara a saisi l’ONU aux fins d’interpellation du gouvernement ghanéen sur les « activités subversives » des exilés ivoiriens vivant au Ghana », révèle l’ex ministre de l’intérieur de Laurent Gbagbo, avant de poursuivre:« Toujours selon nos sources, monsieur Ouattara a justifié à son hôte cette violation de l’embargo, entre autres raisons, par le fait que les exilés proches du Président Laurent Gbagbo qui sont au Ghana, veulent déstabiliser son régime et qu’il a interpelé plusieurs fois le gouvernement ghanéen sur cette question, mais ce dernier n’a jamais réagi.»

 

Rentré en Côte d’Ivoire, Emile Guiriéoulou  indique que "monsieur Ouattara", comme il le nomme, a adressé une correspondance à l’Onu lui demandant d’interpeller le gouvernement ghanéen. Toujours selon le ministre, suite à cette demande du président ivoirien, l’Onu a saisi le 24 juin 2015 le gouvernement ghanéen d’une requête en investigation sur certains exilés.

 

A en croire le document, neuf proches de Laurent Gbagbo exilés au Ghana  depuis 2011 seraient dans le collimateur du pouvoir d’Abidjan.

 

Il s'agirait de Ahoua Don Mello, Koné Katinan Justin, Guiriéoulou Emile, Damana Pickass, Alphonse Gouanou, Dadi Zadi, Loba Patrice, Akapéa, Clotaire.

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