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Ouattara-CPI Les raisons secrètes de la guerre entre les complices d’hier

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autorités ivoiriennes et la Cour pénale internationale (Cpi),
cela en prend inexorablement la voie depuis quelques jours
avec notamment la passe d’armes qui se déroule sous nos
yeux entre les deux petits copains d’hier. A l’origine, la demande quasi obsessionnelle de la cour de la Haye, adressée à

Abidjan, de transférer dans les
meilleurs délais, Mme Simone
cette juridiction, pour « crimes
contre l’humanité ». L’Etat de 
Cote d’Ivoire a beau s’égosiller
à faire admettre à la CPI qu’elle
a désormais les moyens de
tenir un procès équitable pour
l’ex-première dame ivoirienne, 
il n’arrive toujours pas à se
faire entendre, butant sur l’insistance 
presque maladive du
bureau du procureur, visiblement 
décidée à s’offrir la tête
de Mme Gbagbo. Exaspéré par 
tant d’acharnement, le régime
ivoirien a alors fini,- si on en 
croit un confrère de la place-,
par hausser quelque peu le ton.
Et cela, sous la forme d’un document 
d’une trentaine de
pages, déposé la semaine dernière, 
à l’appui de l’appel interjeté 
contre la décision de la 
chambre préliminaire 1 qui a
débouté le 11 décembre 2014, la 
Cote d’Ivoire sur sa volonté de 
juger Mme Simone Gbagbo à 
Jean-Pierre Mignard et Jean-
Paul Benoit, les avocats de 
l’Etat de Cote d’Ivoire, demandent 
purement et simplement à 
la chambre d’appel d’annuler la 
décision de la chambre préliminaire 
et d’accepter l’exception
d’irrecevabilité qu’ils ont formulée 
à cet effet. Pour eux, le
cas Simone Gbagbo faisant 
l’objet d’enquête ou de poursuites
« effectives » en Cote 
d’Ivoire, le principe de la complémentarité 
de la CPI ne peut 
prévaloir sur la procédure nationale, 
précisant à cet effet que 
prépondérance à la compétence 
interne. Les deux avocats 
français enfonceront le clou en 
accusant la chambre préliminaire, 
par le biais de la décision 
du 11 décembre 2014, d’avoir 
inversé les termes de la problématique,
en cherchant à préserver 
la compétence de la 
Cour au détriment des enquêtes 
et poursuites effectivement
et prioritairement 
Cette erreur d’interprétation et 
d’application des prescrits de
l’article 17 du statut de Rome 
altère substantiellement le raisonnement 
de la Chambre, au 
point de vicier la décision frappée 
d’appel. (…) La chambre 
préliminaire contrarie l’esprit 
même du principe de complémentarité.
Une telle méthodologie 
va, au surplus, à rebours
des règles d’interprétation qui 
et de la volonté de l’Etat », 
notent sans rire, les défenseurs 
du pouvoir ivoirien. On verra 
certainement dans les prochains 
Cour pénale internationale. 
Mais pour l’heure, une chose
est certaine, les complices 
d’hier, coalisés contre le régime
Gbagbo, sont aujourd’hui divisés 
sur le cas Simone. Selon des 
sources bien introduites au 
sein de l’exécutif ivoirien, les
raisons de la guerre entre 
Ouattara et la CPI vont au-delà
des questions de droit et de 
procédure brandies ici par les
uns et les autres. « La Cpi 
continue de réclamer Mme Simone
Gbagbo pour aller au 
bout de sa logique qui est
d’épuiser la liste des trois personnalités
du camp Gbagbo,- 
validée en 2011 par le régime
Ouattara-, avant de s’attaquer 
aux partisans du n°1 ivoirien.
La Cour espère ainsi montrer 
sa neutralité dans le dossier
ivoirien et calmer quelque peu 
flagrante affichée jusque-là. Or 
Ouattara n’a pas intérêt que
ceux qui l’ont fait roi à Abidjan, 
risques de soulèvement 
de la troupe sur laquelle ces
personnalités ciblées par la juridiction 
de la Haye ont encore
une forte influence. Surtout 
que la révolte observée il y a
peu, dans les casernes, est encore 
de fraiche mémoire dans
l’esprit du chef de l’Etat, qui à 
l’occasion, avait vu son pouvoir 
vaciller, manquant de peu de 
s’effondrer. En somme, dans 
cette affaire, pendant que la 
CPI cherche à redorer son blason 
terni aux yeux de l’opinion, 
le pouvoir d’Abidjan, lui joue 
carrément sa survie, d’où la farouche 
opposition à laquelle 
l’on assiste présentement »,
éclaire la source. Au total, un 
divorce qui fait l’affaire des
pro-Gbagbo, assurés ainsi 
qu’aucun des leurs ne sera désormais 
transféré devant la juridiction 
internationale de la
Haye. Tout comme les plus religieux 
réjouir de voir la confusion 
s’installer dans le camp des ennemis 
du président Laurent 
Gbagbo, à travers la bagarre de 
Ouattara et Bensouda sur le cas 
Simone Gbagbo. Est-ce le 
temps de la confusion annoncé
par la prophétie de Malachie ?
Les prochains jours nous situeront.
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