Un tribunal de Kampala a reconnu lundi une baby-sitter ougandaise, prise en flagrance par une vidéo, coupable de torture sur une fillette de 18 mois. Elle encourt 15 ans de prison.
Confondue par une vidéo sur laquelle on la voit infliger des sévices à une fillette de 18 mois dont elle avait la garde, Jolly Tumuhiirwe a été reconnue, le 8 décembre, coupable de torture. La baby-sitter ougandaise de 22 ans risque jusqu'à 15 ans de prison.Le verdict est attendu le 10 décembre.

Les parents de la petite fille avaient installé dans leur salon une caméra de surveillance qui a enregistré des images difficilement soutenables, largement diffusées sur internet. On y voit l'employée, giflant d'abord très violemment deux fois la fillette pendant qu'elle lui donne à manger, avant de la jeter brutalement à terre après qu'elle eut vomi.

Pendant que l'enfant gît au sol, elle la fesse avec une lampe-torche, puis la frappe à coups de pied au visage et au ventre et lui piétine le dos de tout son poids, avant de l'emmener, tenue par un bras et apparemment inconsciente, hors de la pièce. La police avait annoncé après son arrestation son intention de l'inculper de tentative de meurtre, mais le tribunal n'a finalement retenu que le chef de torture.

L'accusée demande pardon
La procureure Joyce Tushabe a indiqué que l'accusée, qui n'avait pas d'avocat, était "pleine de remords" à l'audience. "Elle a dit qu'elle était désolée de son acte, a poursuivi la procureure, elle a demandé aux parents, à la nation et à tous ceux qui ont été touchés par son acte de lui pardonner".
À en croire la presse ougandaise, la victime ne souffre d'aucune séquelle physique majeure. Pour l'instant, en tout cas.
AFP