Scandaleux, inimaginable et révoltant. Des Ivoiriens vivent sous le seuil de la pauvreté sous le régime d’Alassane Ouattara, celui dont on dit détenir la panacée pour tous les maux du pays. 46,3% de la population n’est pas capable de dépenser au bas mot, 450FCFA par jour.

 

C’est ce que révèle le dernier rapport de l'Institut National de la Statistique (INS) rendu public la fin de la semaine dernière. Un rapport qui confond le régime et rabat définitivement le caquet à ses griots.

 

Car à travers ce rapport, l’INS contredit la croissance à deux chiffres brandie par le régime pour afficher une certaine vitalité de l’économie nationale. On se rappelle que pendant les campagnes électorales de 2010, l’actuel régime invitait les Ivoiriens à ne pas accorder leurs voix à la pauvreté, parlant du régime de Laurent Gbagbo. Or, sous ce dernier, et malgré une rébellion à lui imposée pendant dix et la partition du pays en deux, les Ivoiriens n’ont jamais atteint un tel seuil de pauvreté. Voilà qui parle avec éloquence qu’Alassane Ouattara ne travail pas. Ou s’il travaille, ce n’est pas en faveur des Ivoiriens, lesquels croupissent sous le poids d’une pauvreté galopante.

 

Cette révélation n’est pas du FMI dont Ouattara conteste quelque fois les rapports sur l’état de l’économie ivoirienne. Mais cette foi c’est une structure nationale, l’INS, qui le révèle, apportant ainsi un cinglant démenti à la croissance nationale à deux chiffres que le régime porte triomphalement en bandoulière. Tout est donc faux, mensonger. Car l’on se demande bien comment les puristes de l’économie du régime peuvent-ils expliquer un tel niveau de pauvreté de près de la moitié des Ivoiriens dans un pays à croissance économique à deux chiffres ?

 

Si ce n’est pas de la magie, alors ça ne pourra être de la fiction politique. D’ailleurs, les Ivoiriens n’ont pas attendu ce rapport de l’INS pour réaliser qu’ils s’appauvrissent de plus en plus sous le régime de Ouattara. Des signaux sont clairs et visibles. Des commerces de ces Ivoiriens sont détruits chaque jour à Abidjan par le régime sous le fallacieux prétexte de l’opération ville propre.

 

Sans activité et sans abri, il était clair qu’Alassane Ouattara et son régime ne s’attaquaient pas à la pauvreté mais aux pauvres. Après donc ce rapport, que va encore servir aux Ivoiriens, le régime ? Finalement c’est ceux qui ont donné leurs voix à Alassane Ouattara en 2010 et en 2015 qui ont donné leurs voix à la pauvreté. Ou bien ?