Président Cent Frontière, ancien président de la Cédé-Yao, Magellan, avait été taxé par Séplou comme étant le candidat de l’étranger. Et sur tous les plans, il le démontre avec force : politique, économique, tourisme, santé…
Lorsqu’arrive le temps de se mettre un peu au repos, après des semaines et des semaines de voyages internationaux, paf, Air Magellan décolle pour les terres de nos
ancêtres les Gaulois. Comme si au Dramanistan, ya pas maison pour se reposer. Ya pas hôtel pour se relaxer. Ya pas de sites touristiques à visiter. Ya pas de belles
plages, ya pas d’activités sportives et culturelles… Donc, comme si ya rien ici. Et, c’est tellement vrai que même pour se soigner, Magellan nous abandonne, en catimini,
pour aller le faire derrière l’eau. Il sait donc très bien que, depuis son appel au blocus des navires de médicaments et des accessoires de santé, nos hôpitaux publics sont devenus des mouroirs publics. Nous qui ne disposons pas d’avion. Nous qui ne pouvons pas monter dans son Air Magellan. Nous qui n’avons pas l’argent
pour faire comme lui, en allant nous soigner dans les pays des Blancs. Nous là, nos vies sont trop moins chères. Deux vies à 1 franc Céfa. Car, c’est pour éviter de mourir
à la maison, avec tout ce que cela comporte comme traumatismes et tracasseries administratives, que nous allons tranquillement mourir à l’hôpital. Cela, dans l’espérance de la résurrection divine. Et nous osons croire que la mort de trop,
celle du mannequin Awa Fadiga, va mettre fin à ce cauchemar éveillé. Car, nous aussi, nous sommes des enfants des gens et nous connaissons la valeur de la santé,
même si nos poches sont vides, indépendamment de notre volonté.
Rman
Bôlkotch   du vendredi 4 avril au jeudi 10 avril 2014