Le moins que l’on puisse dire, c’est que les autorités ivoiriennes ne font plus confiance aux rebelles. Alors pas du tout. En effet, des rebelles ayant connu des promotions fulgurantes pour avoir tué des Ivoiriens à Duékoué, Guiglo, Bouaké, Abidjan et dans plusieurs d’autres localités du pays pour assoir un pouvoir dictatorial, sont paradoxalement soupçonnés de vouloir apporter leur inconditionnel soutien à leur patron Guillaume Soro si jamais la situation se dégradait définitivement entre le PR et le PAN. Wattao pourra-t-il laisser tomber Guillaume Soro dans sa rébellion contre Ouattara ? Dja Gao, Loss, Morou et bien d’autres chefs rebelles devenus aujourd’hui des officiers supérieurs de l’armée grâce à SKG vont-ils manifester une ingratitude à l’endroit de l’ancien chef rebelle, le docteur koumba ? Celui-là même qui a créé les forces républicaines de Côte d’Ivoire ? Les questions restent posées. Mais toujours est-il que le ministre de la Défense, Hamed Bakayo est bien convaincu du tsunami qui guette le RDR dans son obstination de vouloir absolument écarter de la gestion du pouvoir confisqué, le Président de l’assemblée nationale. Le danger est permanent puisque les Soroistes n’entendent pas se laisser faire. Eux, qui ont été humiliés dans le partage du butin de guerre. L’autre axe, c’est que la Cour pénale internationale s’apprête à frapper dans le camp Ouattara. Les plus concernés sont les militaires indignes qui ont commis des exactions sur des honnêtes populations à Bouaké et dans toutes les zones qui ont été leur otage. Les rebelles n’accepteront pas qu’ils soient livrés à la CPI aussi facilement par le régime dictatorial d’Abidjan. Chasser le régime RDR du pouvoir serait la seule alternative pour les hommes de Soro pour se protéger contre la justice coloniale fabriquée par des puissantes multinationales. C’est bien le sens des attaques des postes de police et de gendarmerie constatés dans certaines localités du pays. Hamed Bakayoko en est bien conscient même s’il amuse la galerie faisant porter le chapeau à pickass et Stéphane. La solution toute trouvée par Ouattara et son camp, pour se mettre à l’abri des fouets de leurs alliés d’hier, c’est de se mettre sous le parapluie des généraux à la retraite, et tendre la main à d’autres généraux, hier, considérés comme des inconditionnels du Président Laurent Gbagbo, le panafricain. C’est tout le sens chers Ivoiriens et panafricanistes de la rencontre entre le ministre de la Défense, Hamed Bakayoko et plusieurs généraux retraités de l’armée ivoirienne, ce vendredi 29 septembre dans la commune de Cocody. Au nombre de ces militaires, l’ancien patron du Centre de commandement des opérations de sécurité (CECOS), Georges Guiai Bi Poin. Si le ridicule devrait tuer ! Le ministre a expliqué aux généraux qu’il entend avec l’accord Ouattara, créer un cadre afin de bénéficier de leur expérience. « J’ai besoin de votre expérience, de votre expertise, j’ai besoin de vous », a déclaré Hamed Bakayoko. Gueu Michel, Abdoulaye Coulibaly, Touvolly Bi Zogbo, Detho Letho Firmin, Ouassénan Koné, Lanssana Palenfo étaient notamment parmi les généraux qui ont échangé avec Hamed Bakayoko. Ils ont malheureusement oublié que parmi les gendarmes égorgés à Bouaké, il y avait des officiers. Qui 15 ans après devraient être promus au rang de généraux aujourd’hui.

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