POINT DE PRESSE DU COJEP RELATIF AU RETRAIT DE CHARLES BLÉ GOUDÉ DE LA LISTE ÉLECTORALE

 

Mesdames et messieurs les journalistes, Comme les autres partis politiques, le Congrès panafricain pour la Justice et l'Egalité des Peuples (COJEP), a reçu la liste électorale. Après vérification, il ressort que le nom de Charles Blé Goudé, citoyen ivoirien et Président du COJEP ne figure pas sur la liste électorale. Selon la direction de la communication de la CEI, ce retrait serait la conséquence de la condamnation de Charles Blé Goudé par la justice ivoirienne.

 

LA POSITION DU COJEP Considérant que Charles Blé Goudé a été condamné par contumace, Considérant au surplus que la condamnation par contumace ne peut être considérée comme une condamnation définitive. En effet, le code pénal ivoirien dispose en son article 25 et je cite : « est définitive toute condamnation résultant d’une décision autre que par contumace qui n’est pas ou n’est plus susceptible de la part du ministère public ou du condamné d’une voie de recours ordinaire ou extraordinaire », Il est de notoriété que la contumace n’est pas une décision définitive car quand nous nous référons par exemple à l’article 358 du code de procédure pénal on y lit que le jugement du tribunal criminel est non avenu dans toutes ses dispositions lorsque l’accusé par contumace se présente devant le tribunal qui a rendu la décision ou s’il est arrêté. Or Charles Blé Goudé peut à tout moment être en Côte d’Ivoire et se présenter devant la justice qu’il n’a jamais fui. D’ailleurs, l’article 754 du code de procédure pénal ivoirien dans son titre 6 portant sur le casier judiciaire stipule que : lorsque la condamnation est devenue définitive le greffier en chef de la juridiction qui a rendu la décision établit la fiche du casier judiciaire du condamné qu’il transmet par le canal du ministère public au greffier en chef du tribunal du lieu de naissance de celui-ci.

 

C’est lorsque la décision est définitive que le casier judiciaire lui est transmis. Le casier judiciaire ne peut donc pas porter sur une décision qui est susceptible d’être modifiée à tout moment. C’est donc un tort qu’on fait à Charles Blé Goudé en le privant de ses droits civiques pour une décision qui n’est pas définitive.

 

Au regard de tous ce qui précède, Le Cojep perçoit la radiation de Charles Blé Goudé de la liste électorale comme l’aboutissement de l’instrumentalisation de la justice et la considère non conforme à la loi, donc illégale ;

 

Le Cojep conteste la radiation de Charles Blé Goudé de la liste électorale ;

 

Le Cojep demande la réinscription de Charles Blé Goudé sur la liste électorale ;

 

Le Cojep, dénonce l'instrumentalisation des institutions de la République, particulièrement de la justice à des fins politiciennes ;

 

Le Cojep invite les autorités ivoiriennes à prendre la pleine mesure de leurs responsabilités pour des élections et un climat socio-économique apaisés ;

 

Le Cojep compte user de toutes les voies démocratiques pour se faire entendre ;

 

Le Cojep appelle ses militants et sympathisants à la discipline et au calme, leur demande de rester en rang de bataille et a l’écoute de la direction du parti.

 

Fait à Abidjan, le 04 Août 2020 Le Secrétaire général Docteur Patrice Saraka

 

 

A la fin du putsch du 16 septembre 2015, Fatou Diendéré, épouse du cerveau du coup d’Etat, Gilbert Diendéré, est donnée pour fugitive et se serait rendue au Togo. « Elle n’est nulle part au Togo », affirme le Colonel Colonel Damehame Yark, ministre togolais de la sécurité en visite au Burkina.

 

« Je voudrais (…) rassurer mon collègue, rassurer le peuple burkinabè que madame Fatou Diendéré n’est pas au Togo », a déclaré le Colonel Damehame Yark au cours d’un point de presse animé à Ouagadougou ce 11 mars 2016 en marge d’une visite officielle de quelques heures que le ministre togolais de la sécurité et de la protection civile effectue au Burkina.

 

Dans le cadre du putsch du 16 septembre 2015, la justice militaire burkinabè a lancé un mandat d’arrêt international contre l’épouse du Général Diendéré, auteur du coup d’Etat. Le ministre togolais de la sécurité a confirmé l’accusé de réception de ce mandat. « Nous avons reçu par Interpol le mandat d’arrêt. Nous avons fait des recherches, mais elle n’est nulle part au Togo», dit-il.

 

Le Colonel Damehame Yark a tenu à assurer de la bonne foi des autorités togolaises quant à cette affaire. «Les gens ont raconté. Mais on ne peut pas vouloir vivre en paix avec son voisin et abriter ce qui peut être une menace pour le voisin. Je ne pense pas », laisse-t-il entendre.

 

Le ministre togolais est au Burkina à l’invitation de son homologue Simon Compaoré. Cette visite a été l’occasion d’étudier plusieurs points de coopération relatifs à la sécurité.

 

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