Les populations riveraines de la voie reliant l’autoroute de Bassam au lycée municipal de Port Bouët dénommée ‘’Terre rouge’’ meurent à petit feu compte tenu des maladies provoquées par la poussière. Elles ont exprimé leur ras-le-bol, hier, lors d’une conférence publique, organisée par l’Union fédérale des consommateurs de Côte d’Ivoire (Ufc-Ci), à Gonzagueville.

 

Les populations victimes des préjudices liés à la poussière à cause de la construction de la voie appellent le nouveau ministre des Infrastructures économiques, Amédée Kouakou, à la rescousse en vue d’une solution urgente. Le Mouvement des Usagers du transport de Côte d’Ivoire (Mut-Ci), organisation membre de l’Ufc-Ci, selon son président, Salifou Ouattara, recommande le retrait de l’entreprise qui exécute les travaux dans le but de confier le marché à une autre ayant la capacité de terminer les travaux.

 

Et que l’Etat ivoirien verse de l’huile sur la voie pour éviter la poussière en attendant la reprise des travaux. Salifou Ouattara a exprimé son étonnement selon lequel le directeur de cabinet du ministère des Infrastructures économiques, Gilbert Ekpini, a annoncé que son département n’a aucun projet en cours dans le quartier terre rouge. Et que la responsabilité du ministère des Infrastructures économiques n’est pas engagée dans les travaux qui se font sur la voie en question. « Pourtant la pancarte des travaux indique que le ministère des Infrastructures économiques est le maître d’ouvrage des travaux de bitumage », a-t-il révèle.

 

La Banque mondiale, selon lui finance les travaux de la voie en vertu du Don Ida N° H 7900-Ci. Il a ajouté que la cellule de coordination du projet est le Projet d’urgence de renaissance des infrastructures de Côte d’Ivoire (Prici). L’entreprise qui exécute les travaux est la Société Fadoul Travaux Côte d’Ivoire. 

Mme Odette Atta, une riveraine a révélé qu’après avoir subie une intervention chirurgicale du cœur en Europe, sa santé était bonne. Mais depuis quatre mois qu’elle est de retour à Gonzagueville la poussière aggrave son état de santé malgré le traitement. 

La présidente de l’Association des femmes de la route de Bassam, Mme Madeleine N’Da a indiqué que la poussière complique sa sinusite. « Le gouvernement doit nous aider parce que le traitement de nos maladies nous reviennent cher », a-t-elle avoué. Mme Ouattara, une riveraine a annoncé que c’est la santé qui préoccupe les populations. 

 

Le 3 janvier dernier, les femmes avaient obstrué la voie internationale Abidjan-Bassam pour exprimer leur mécontentement face au blocage des travaux qui ont débuté en février 2015. Et exprimer leur misère compte tenu de la poussière qui se dégage lorsque les véhicules circulent sur la voie à bitumer. La poussière a envahi tous les logements, tout l’environnement du quartier. Les populations respirent la poussière à longueur de journée. La voie lycée municipal-carrefour Benegosso est longue de 4,4 kilomètres. Il y a trois mois que les engins ont été retirés du chantier.