Le régime d’Abidjan participera à hauteur de 300.000 Euros, soit 196 millions Frs Cfa à la réalisation d’un film relatant l’histoire de Zama, jeune chef de l’un des gangs à la machette connus en Côte d’Ivoire sous l’appellation ‘‘microbes’’.

 

 

300.000 Euros, soit 196 millions Frs Cfa. C’est la manne financière que le régime d’Abidjan déboursera en 2018 à travers son fonds de soutien au cinéma (Fonsic) pour le dernier long métrage de Philippe Lacôte intitulé Zama King.  

 

Contraste éloquent

 

Cette attitude du régime d’Abidjan laisse perplexe au regard des crimes odieux commis par ces bandes d’assassins nés de la crise postélectorale de 2010-2011. Servant à l’origine de guides aux rebelles dans la capitale ivoirienne, ces adolescents se sont mués en véritables vampires, assoiffés de sang humain qui tuent les populations à l’arme blanche sous l’effet de la drogue. La réaction du régime Ouattara se fait toujours attendre. D’emblée, les autorités ivoiriennes ont tenté de cacher le soleil avec la main en soutenant que ce phénomène ne relevait que de la rumeur. Puis la vérité leur crache au nez. Euphrasie Yao, alors ministre de la promotion de la femme, de la famille et de la protection de l’enfant sort de son escarcelle le terme politiquement correct : Enfant en conflit avec la loi. Soit, il en résulte une incapacité des forces de l’ordre de réprimer ces assassins protégés par le statut d’adolescents. Ainsi, sévissent-ils en toute impunité. Derrière l’arbre ‘‘microbes’’ se cache une forêt de malfrats qui ont tout simplement changé de mode opératoire pour jouir de l’impunité accordée aux ‘‘enfants en conflit avec la loi’’. Les victimes ne se comptent plus. La dernière en date est un policier : Koffi Yao Esaie. Regagnant le gîte familial, jeudi 31 août 2017, il a été la cible des ‘‘microbes’’ qui lui ont tranché la gorge à Yopougon, quartier sable, vers 20 heures.