Presse: Le ministre de la Communication « peiné de voir des journalistes dans les liens de la détention ».

Presse: Le ministre de la Communication « peiné de voir des journalistes dans les liens de la détention ».

Par Hamsatou Anabo

 

Le ministre ivoirien de la communication Bruno Koné s’est dit « peiné de voir des journalistes dans les liens de la détention » lundi après l’interpellation et la détention de six journalistes pour « divulgation de fausses informations » sur la mutinerie de soldats des Forces spéciales.

 

« En tant que ministre de la Communication, je suis le premier peiné de voir des journalistes dans les liens de la détention. », a posté sur Twitter M. Koné qui recevait les organisations professionnelles de la presse.

 

 

 

Dimanche, Vamara Coulibaly, Yacouba Gbané et Franck Bamba Mamadou, respectivement directeurs de publication des quotidiens ivoiriens l’Inter et Soir Info (indépendants), Le Temps et Notre Voie (opposition), qui répondaient à une convocation de la gendarmerie, ont été arrêtés et incarcérés dans un camp de gendarmerie.

 

Leurs collaborateurs Hamadou Ziao (rédacteur en chef de l’Inter), Jean Bédel Gnago (Soir info) et Ferdinand Bailly (Le temps) sont également détenus pour les mêmes raisons.

 

Mardi, des militaires des Forces spéciales ont lancé par des tirs sporadiques, un mouvement de protestation à Adiaké (95 Km d’Abidjan), pour exiger le paiement d’une prime individuelle de 17 millions FCFA.

 

De mercredi à jeudi, des échanges ont eu lieu entre les soldats et les émissaires du gouvernement notamment le Chef d’état-major de l’armée ivoirienne, le général Lancina Doumbia et le général Vagondo Diomandé, le chef d’état-major particulier du chef de l’Etat Alassane Ouattara.

 

Deux civils ont été blessés par des balles perdues, lors de cette mutinerie de ces soldats, selon un bilan du gouvernement.

 

Depuis le début de l’année, le gouvernement ivoirien fait face à une série de mutineries dans les casernes. Des soldats réclamaient le paiement de primes d’environ 12 millions FCFA dont les premiers versements ont débuté le 16 janvier.

 

Les organisations et associations professionnelles du secteur de la presse qui ont condamné « avec force l’arrestation des journalistes » ont exigé leur « libération immédiate », dans un communiqué.

 

HAN