Il est sorti de prison le mardi 31 mars. Mais la relaxe du président du Conseil régional de Gbêkê, Jacques Mangoua, n’est que provisoire. Cette décision, selon des sources concordantes, a été rendue par la Cour d’appel de Bouaké. Le procès en appel du 24 mars dernier, précisons-le, a été rejeté au 28 avril prochain. En raison de la situation sanitaire liée au Covid-19, ses avocats ont introduit une demande de mise en liberté qui a été acceptée.

 

Les avocats de Jacques Mangoua n’étaient pas à leur première tentative pour faire sortir leur client de prison, même de façon provisoire. Le 28 janvier passé, la justice ivoirienne avait opposé une fin de non-recevoir à la demande de mise en liberté provisoire qu’ils avaient introduite auprès du tribunal de Bouaké.

 

Vice-président du Pdci-Rda, Jacques Mangoua avait été condamné le 3 septembre 2019 à 5 ans de prison ferme et 5 ans de privation de ses droits civiques.

Il avait été interpellé le 27 septembre, à la gendarmerie de Bouaké, alors qu’il s’y rendait en tant que plaignant. Une semaine auparavant, des sacs contenant « 991 munitions d’armes de guerre, 49 munitions de fusil calibre 12 et 40 machettes », avaient été découverts par un gardien de sa résidence à N’Guessankro, son village natal, dans le département de Béoumi.