Le titre «Merci Yahvé », de l’artiste ivoirienne, Antoinette Allany a déclenché, mercredi, une vive polémique au cours du procès conjoint de Laurent Gbagbo ( ex-Président ivoirien) et de son ancien ministre de la jeunesse Charles Blé Goudé qui se poursuit à la Cour pénale internationale (CPI) où comparait Joël N’guessan en qualité de témoin.

 

 

 

 

L’avocat principal de Laurent Gbagbo, Me Emmanuel Altit a présenté une première vidéo extraite de l’émission de variété « Tempo », diffusée sur les antennes de la RTI (la télévision nationale publique) où s’est produite l’artiste.

 

Dans cette chanson, d’Antoinette Allany qui avait affiché son soutien public, lors de la présidentielle de 2010 au candidat Alassane Ouattara, le refrain, « on gagne où on gagne » présenté par le témoin du jour comme l’un des slogans de campagne des partisans de l’ex-président ivoirien est mis en exergue.

 

« Vous m’avez répondu que ce slogan n’avait été que pour des raisons politiques par des partisans de Laurent Gbagbo ? », a interrogé l’avocat principal de Laurent Gbagbo ?

« Je ne prends pas les chansons d’un artiste pour en faire un argument politique », lui a répondu, Joël N’guessan.

 

« Je ne suis pas ici pour parler des artistes où de la culture. Je suis là pour parler d’un drame que le pays a connu avec des slogans utilisés par des hommes politiques qui ont créé des problèmes », a par ailleurs dénoncé le porte-parole du Rassemblement des Républicains (RDR-parti au pouvoir).

 

Une deuxième vidéo de l’artiste, cette fois lors d’une visite d’Etat à Bouaké du chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara où l’on aperçoit la première Dame ivoirienne esquisser des pas de danses avec l’artiste fini par « irriter » l’ex-ministre ivoirien des droits de l’Homme .

 

« Vous ne situez pas du tout le contexte. Je trouve que ce n’est pas normal, il a été précisé, visite d’Etat du président Alassane Ouattara et non campagne électorale », a rétorqué Joël N’guessan, le 2ème témoin à visage découvert qui se présente devant cette Cour, sous le regard de Laurent Gbagbo qui ne manque pas de lâcher des sourires.

 

Un procès ouvert en janvier dernier se poursuit actuellement à la Cour pénale internationale de La Haye au Pays-Bas où comparaissent Laurent Gbagbo et le leader de l’ex-galaxie patriotique, Charles Blé Goudé pour crimes contre l’humanité pendant la crise post-électorale que ce pays a connue après la présidentielle de 2010 et qui a fait 3000 morts.

 

 APA