Hier le témoin de Fatou Bensouda contre le Président Laurent Gbagbo et le Ministre Charles Blé Goudé, a témoigné le visage caché et la voix déformée, comme c’est le cas lorsque le témoin souhaite bénéficier des mesures de protection. Le procès n’a également pas été retransmis sur le site de la CPI. Tout s’est déroulé à huis clos.

Le témoin P-238, un soldat des ex-forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire, visiblement passé à l’ennemi, a été auditionné hier par l’accusation, étalant l’ampleur de ses intrigues et de sa trahison envers ses frères d’armes.

Selon nos informations, son rôle était d’infiltrer ses frères d’armes et de rendre compte au camp d’Alassane Dramane Ouattara, lequel avait réussi à le retourner.

 

Le Bataillon d'artillerie sol-air (BASA) était au centre des discussions, hier mardi 27 septembre, notamment les missions, l'organisation, et la hiérarchie de ce corps de l'armée de terre lors de la crise postélectorale.

L’armement à la disposition du BASA a été également au cœur des débats, un armement conséquent selon le témoin qui a mentionné des lance-roquettes multiples et des mortiers de 120 mm.

Le vote des militaires lors de l'élection présidentielle a aussi été abordé par l’accusation, qui voulait savoir pour qui votaient les militaires du BASA et si des consignes de vote avaient été données aux soldats.

L'audition de P238 se poursuit aujourd'hui à la CPI.

 

Michèle Laffont

Correspondante permanente aux Pays Bas