La défense du président Laurent Gbagbo a été très offensive dès l’entame du procès qui l’oppose au procureur de la Cpi. Dans une observation brève, le professeur Jacob, membre de la défense de Laurent Gbagbo, a démontré la vacuité des accusations de la procureure et sa partialité. Il a indiqué que l’enquête du procureur est seulement à charge et non également à décharge comme le prescrivent les textes. « La procureure avait une certaine vision de la Côte d’Ivoire, de la crise postélectorale et du rôle joué par le président Gbagbo dont elle ne peut se départir quels que soient les éléments de preuve contraire ». Dès lors, pour la défense du président Gbagbo, «on sort du domaine du droit pour entrer dans le domaine de la croyance. Alors que la croyance n’a pas sa place dans cette cour ».

La défense du président Gbagbo a aussi dénoncé la place trop prépondérant accordée à la représentante des victimes qui n’est pourtant pas l’une des parties au procès. En ce sens qu’elle a eu droit à tous les dossiers constitutifs de la procédure y compris les documents confidentiels. L’équipe de Me Emmanuel Altit a, par ailleurs, dénoncé l’insuffisance du temps accordé à la défense pour se préparer. Un temps largement en deçà de celui accordé au procureur là où il devrait avoir égalité de traitement. 

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