IL n’y a rien eu à voir, hier, sur le procès de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé à la Cour pénale internationale. Selon Ivoire Justice, un site web basé à La Haye, il était impossible de savoir si le témoin P-97, interrogé la veille par le bureau de la procureure, s’est exprimé hier ou non pour la deuxième journée consécutive. Car si l’audience du lundi avait été marquée par plusieurs huis-clos, celle de la journée d’hier a été simplement inaccessible au public d’un bout à l’autre.
Alors que le juge-président Cuno Tarfusser avait demandé aux parties, défense et accusation, d’être moins demandeuses de huis-clos, force est de constater que ces séances sont devenues monnaie courante, note Ivoire Justice. Qui explique que les huis-clos se font à la demande des participants au procès (défense, accusation, représentation des victimes) ou des juges ou bien du témoin lui-même. Ils sont motivés par la nécessité de pouvoir discuter de sujets spécifiques dont les informations ne doivent pas être rendues publiques. L’exemple le plus fréquent, selon Ivoire Justice, est un huis-clos justifié par le besoin de garantir l’anonymat d’un témoin car ses réponses pourraient l’identifier. Il peut aussi s’agir de noms de victimes ou de témoins qui ne doivent pas être divulgués mais qui font l’objet d’une discussion à la cour, rapporte le site Web basé à La Haye.