Le témoignage de Salif Belem, ancien directeur technique de l'une des sociétés de Yves Lambelin, jeudi 23 mars 2017 au tribunal de première instance de Yopougon met à nu le rôle de la France dans la disparition de l’industriel français.

 

 

La thèse du sacrifice évoquée par le général Dogbo Blé devient de plus en plus plosive. Yves Lambelin, directeur général du groupe Sifca a-t-il été assassiné pour faire porter le chapeau au régime Gbagbo. La thèse n’est plus à écarter. D’autant que, à en croire les témoignages des sachants, l’armée française savait que l’industriel résidait au Novotel hôtel d’Abidjan depuis trois mois. «Yves est parti s'installer au Novotel depuis 3 mois dans le but d'être proche de sa société, la SIFCA. Et il m'a confié que l'hôtel Novotel devait être protégé par l'armée française. », révèle Salif Belem à la barre.

 

Le témoin soutient qu’informé la veille, 03 avril 2011, du danger imminent qui planait sur les ressortissants français, il a donné l’information à Yves Lambelin qui semblait être très renseigné. « Quand je lui ai donné l'information, il m'a dit de patienter 5 minutes qu'il allait s'informer auprès d'une dame des renseignements généraux français dans le hall de l'hôtel. Quand Yves est revenu, il m'a dit que la dame lui a fait savoir que l'information n'était pas vraie et sérieuse. », a-t-il fait savoir non sans ajouter que son patron donnait des interviews à l'hôtel.

 

Pis, le témoin révèle que la protection du Novotel a été retirée à l'armée française sans que Yves Lambelin ne soit informé. « C'est Yves même qui m'a dit cela. Je voudrais dire que l'hôtel Novotel a été un site de regroupement des français. », a-t-il précisé. Ces déclarations rejoignent celles du général Dogbo Blé qui accuse la France. « Si les blancs sont morts où ont été enlevés, c'est la faute à la France et à L'ONU car ils voulaient qu'ils meurent. Sinon comment comprendre que Novotel qui est un site de regroupement français peut ne pas être protégé par les soldats français jusqu'à y laissé tous les citoyens français livrés à eux même. », se demandait-il à la barre.

 

Atrocité d’une Garde républicaine désemparée par les bombardements français sur le Palais présidentiel ou acte odieux à l’instar des bombardements de Bouaké pour incriminer le régime Gbagbo ? Entre Paris et Abidjan, la vérité est sur le golf de Guinée.