Le procès de Simone Gbagbo et des quatre-vingt-deux (82) autres militants du Front populaire ivoirien (FPI) et pro-Gbagbo, poursuivis devant la Cour d’Assises d’Abidjan pour des faits d’atteinte à la sûreté de l’Etat n’a pu débuter, mercredi.

« C'est tard dans la nuit que nous avons été informés du report de l'audience de ce matin », a déclaré un prévenu interrogé au téléphone.
Pour les avocats de la défense, c'était prévisible car « les juges ne sont pas prêts », réitérant que « la défense ne connaît pas encore « le dossier ». Même son de cloche pour Me Mathurin Diabou. « On attend dans les prochains jours pour qu'on nous dise ce qui justifie cela. Nous sommes les accusés. Si on ne peut pas nous juger, c'est tant mieux. Si à partir de là, on dit qu'il n'y a plus rien, je m'en réjouirai. « Je suis dans l'attente comme vous. Ce n'est pas un flagrant délit. Il y a l'acte préliminaire à faire et les questions de logistique à résoudre. Ce ne sont pas deux personnes qu'on doit juger. On est parti un peu trop vite en besogne dans cette affaire en annonçant une date aussi proche», a confié l’avocat de la défense.

Sur les lieux, le Palais de justice du Plateau était sous haute surveillance policière, hier mercredi.
La présence inhabituelle des agents de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (Onuci), de la police et de la gendarmerie nationale, s’est faite remarquée dans la matinée.
Il faut rappeler que le parti de Laurent Gbagbo avait appelé ses militants à une grande mobilisation ce mercredi 22 octobre, devant le palais de justice, au Plateau.
SOURCE IM