Côte d'Ivoire: Procès Simone Gbagbo, un calendrier consensuel arrêté pour le passage des témoins de la Défense, Guillaume Soro et autres à la barre le 16 novembre.

Côte d'Ivoire: Procès Simone Gbagbo, un calendrier consensuel arrêté pour le passage des témoins de la Défense, Guillaume Soro et autres à la barre le 16 novembre.

Le procès de l’ex-Première dame de Côte d’Ivoire reprendra son cours normal avec l’audition des témoins  de la Défense  ce mercredi.

 

L’obstacle qui a bloqué les audiences de ces deux derniers jours a été levé ce mardi suite aux discutions entreprises par les différentes parties depuis hier.

 

Un programme de passage  consensuel a été arrêté par la Cour, le parquet, la partie civile et la Défense  comme indiqué ce jour par le président de la Cour d’assises, Boiqui Kouadjo.

 

Les premiers acteurs des faits comparaîtront à la barre à partir de demain, comme annoncé par le Président de la Cour.

 

Il s’agit des Professeurs Anongba Simplice, Yapo Eté qui ont été les experts utilisés par le juge d’instruction pour le dossier d’expertise et de Affian Honoré, de Gbodjy tous les deux agents d’IVOSEP qui auraient transporté les corps ainsi que madame Sira Dramé.

 

Toujours en fonction du nouveau programme de passage  des témoins, les Professeurs Bah Zézé, Kouassi Beugré, Meleidje Pierre, Aké Jean-Baptiste, Beugré Pierrette comparaîtront à leur tour le 10 novembre.

 

Le 16 novembre prochain, l’audition des acteurs des faits se poursuivra avec l’interrogatoire de Brindou M’Bia, Ouattara Obiénéré, Soro Guillaume, Kouadio Ahoussou Jeannot, Diby Charles, Mangou Philippe et le général Kassaraté Tiapé Edouard.

 

Ce calendrier consensuel  a été salué par les différentes parties et le juge Boiqui Kouadjo a affiché sa volonté de mener à bien ces assises.

 

«La cour est toujours disposée que cette audience se passe un esprit apaisé. Ce matin la Défense nous a fait des propositions pour que cela se passe la cour mue par un souci de faire de bonnes assises a acquiescé à certaines doléances, » a déclaré le Président de la Cour.

 

Tout le monde s’est engagé à respecter le nouveau calendrier pour que le procès puisse continuer

 

La Défense  a réitéré ses remerciements à la Cour et souhaite que ces personnes puissent se mettre vraiment à la disposition de la justice.

 

«Nous n’avons rien contre ces personnes, elles ont eu à faire des témoignages, elles ont eu à faire des expertises. Nous leur demandons de venir simplement expliquer ce qu’elles ont eu à dire et à faire dans le cadre de l’instruction. Nous n’avons rien de personnel contre qui que se soit, nous recherchons juste la vérité qu’elles viennent nous éclairer, » a précisé maitre Rodrigue Dadjé.

 

La Défense  reste convaincue que les  témoins ne feront pas d’obstacle à se mettre à la disposition de la justice pour que la vérité soit sue et interpelle le procureur général.

 

«Le procureur général est très impliqué dans ce processus, il va essayer de nous aider. On ne peut pas attacher un témoin pour le faire venir. » a conclu l’avocat.

 

Il faut noter que depuis la semaine dernière, la défense avait bloqué le procès de Simone Gbagbo parce qu’elle n’avait pas approuvé, le chronogramme de passage que la Cour lui avait proposé. 

  

Wassimagnon, Abidjan 

 

koaci.com