C’ est encore un échec pour le régime au niveau de la relance de la riziculture en Côte d’Ivoire. Annoncé en grande pompe, le projet de riziculture extensive dans la partie Nord de la Côte d’Ivoire et porté par la multinationale, Louis Dreyfus devrait aider la Côte d’Ivoire, à atteindre l’autosuffisance en riz avant 2020, avec une production annuelle d’environ 3 millions de tonnes.

 

Mais le projet a échoué. C’est ce que laisse entrevoir, les petites notes de la dernière mission du Fonds monétaire international, (Fmi).

 

En mission sur les bords de lagune Ebrié, le Fmi a voulu savoir l’état d’avancement du projet de construction d’usine de transformation du riz. «A cette préoccupation, le Directeur général de l’Office national pour le développement de la riziculture, (Ondr) a soutenu que Louis Dreyfus n’a pas exécuté le projet en raison de désaccords avec la partie ivoirienne. En effet, sur la base de son étude de faisabilité,

 

Le groupe Louis Dreyfus a opté pour la construction d’une grande usine de transformation.

 

L’Etat ivoirien a refusé cette option en raison des zones de production de riz réparties sur l’ensemble du territoire et souhaité la construction de plusieurs petites unités de transformation dans chaque pool de production », rapporte la source. Deux autres éléments de désaccord ont porté sur le prix de marché du kg de riz (jugé élevé par la partie ivoirienne) et les subventions à accorder. La principale raison est, selon l’Ondr,

«la spéculation des grands importateurs qui font de la réexportation frauduleuse dans les pays voisins,via les frontières terrestres ». Dans ce projet, la Côte d’Ivoire devrait mettre à la disposition de Louis Dreyfus Commodities, entre 100 000 et 200 000 ha dans le Nord.

 

La Côte d’Ivoire et Ldc devraient également investir 30 milliards de F cfa, soit près de 46 millions d’euros] dans le projet au démarrage du projet en 2013. La Côte d’Ivoire importe d’Asie plus de la moitié de sa consommation, en pleine croissance. Dans un pays où l’importation du riz rapporte gros aux barrons des pré carrés politiques et où la terre n’est pas bradée au premier venu dans le Nord ivoirien, un tel projet pouvait-il prospérer ?

 

Le Temps.