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Le politiquement correct n'a plus sa place dans le football ivoirien. Idriss Diallo s'apprête à entamer un second mandat sans opposition à la tête de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF). Mais derrière cette réélection garantie, le journaliste d'investigation français Romain Molina jette un pavé dans la mare. Le patron de la « Maison de verre » de Treichville ne doit pas son salut au hasard. Son maintien au pouvoir s'explique par un soutien politique de très haut niveau : celui de Téné Birahima Ouattara, ministre de la Défense et frère cadet du président Alassane Ouattara.
Des manœuvres de coulisses bien rodées
Le football africain et la politique forment un vieux couple, mais la Côte d'Ivoire vient de franchir un nouveau cap dans l'art du verrouillage. D'après les récentes révélations de Romain Molina, l’appareil d’État a été discrètement mais fermement mobilisé pour dégager la route d’Idriss Diallo.
- Le parrainage de l'ombre : Le ministre Téné Birahima Ouattara, surnommé « Photocopie », est le pivot de cette stratégie de stabilisation du président sortant.
- La capitulation des rivaux : Souleymane Cissé et Ibrahim Diallo ont retiré leurs dossiers de candidature à la surprise générale.
- L’élimination administrative : Le dernier opposant déclaré, Yao-Yao Georges-Armand, a vu son dossier rejeté pour cause de dépôt hors délai.
Un boulevard pour le 12 septembre
À un mois du scrutin prévu à Yamoussoukro, le suspense est totalement mort. Seule la liste « Unis pour la FIF » menée par Idriss Diallo a passé l'épreuve de la Commission électorale nationale.
| Candidats à la présidence | Statut de la candidature | Parrains politiques supposés |
| Yacine Idriss Diallo | Validée (Seul en lice) [1] | Ministre Téné Birahima Ouattara |
| Yao-Yao Georges-Armand | Rejetée (Forclos) | Aucun |
| Souleymane Cissé | Retrait volontaire | Aucun |
| Ibrahim Diallo | Retrait volontaire | Aucun |
Les clubs grondent, l'État valide
Le tableau parfait de la continuité cache pourtant des fissures profondes au sein du football ivoirien. Plusieurs clubs locaux n'hésitent plus à exprimer publiquement leur colère face aux promesses financières non tenues de la fédération. Des menaces de boycott du championnat national circulent avec insistance.
Mais avec l'appui direct du frère du chef de l'État, la tempête protestataire a peu de chances de faire tanguer le navire. Le verdict des urnes ne sera qu'une simple formalité d'enregistrement. Idriss Diallo dirigera la fédération jusqu'en 2030, porté à bout de bras par le pouvoir politique.
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