Raphaël Dogo dément les propos rapportés par le journal Le Sursaut :«Ce journal m’a prêté des propos sortis de l’imagination de son journaliste»

Raphaël Dogo dément les propos rapportés par le journal Le Sursaut :«Ce journal m’a prêté des propos sortis de l’imagination de son journaliste»

Objet : Droit de réponse conformément aux dispositions de la Loi sur la presse.

 

 Monsieur le Directeur de Publication,

  C’est avec une grande surprise que j’ai lu à la une de votre quotidien n°0347 du lundi 25 janvier 2016 le titre « Un ex-Ministre de Gbagbo en colère contre le FPI,ce qu’il reproche aux frontistes »et à l’intérieur, en page 5, « Dogo Raphaël en colère contre le FPI,ce qu’il reproche au parti de Gbagbo ».

 D’autres contre-vérités sont également contenues dans l’interview que j’ai accordée, en toute bonne foi, à la journaliste Kady Soumahoro.

 

En acceptant de me prêter aux questions de votre journal, je nepensais pas que je me faisais ainsi piéger, puisqu’il me paraissait en outre urgent de donner le plus large écho à mon plaidoyer du lundi 18 janvier 2016 relatif à la campagne pour la libération des prisonniers de la crise postélectorale.

Je me suis engagé dans cette opération avec d’autres ex-détenus récemment élargis. J’ai donc pensé que votre journal pouvait relayer, lui aussi, ce combat, qui est avant tout humanitaire, sans que vos préférences idéologiques ne prennent le dessus.

 

 Cela dit,j’avais quand même obtenu des gages. A commencer par l’engagement pris par votre journaliste de me faire lire la retranscription de ses notes, son dictaphone étant défaillant, avant que l’interview ne soit publiée. J’ai cru en sa parole,mais surtout à la bonne foi du journal « Le Sursaut ».

  Malheureusement,je n’ai plus eu de retour jusqu’à la parution de l’article.

C’est pourquoi, j’estime que votre rédaction a fait preuve de mauvaise foi en publiant autre chose que ce que j’ai dit et en me prêtant des propos, pour le moins outranciers, qui ne me ressemblent pas.

En effet, à aucun moment de ma rencontre avec votre journaliste,

je n’ai parlé de « jouir de l’émergence en 2020 », affirmation qui

n’a aucun sens pour moi, ou fait une quelconque allusion de proposition d’entrée au Gouvernement.

 

J’estime même que le journal ne sait pas ce que comporte

la formation d’un gouvernement pour penser qu’on peut faire

acte de candidature par presse interposée.Même la question « Ne

voudriez-vous pas par ce comportement chercher à remercier les

autorités afin de libérer vos camarades ? » et sa réponse sont sorties de l’imagination de la journaliste.

  Me faire dire, par ailleurs, que les prisonniers « sont prêts à collaborer avec le Président de la République,car oubliés par le Front Populaire Ivoirien (FPI) » est de la pure affabulation destinée à tromper vos lecteurs, et à nuire à mon image et à ma réputation, en particulier dans l’opinion des pro-Gbagbo en général, et des militants du FPI en particulier.

 

A toutes fins utiles, je tiens à vous informer que le FPI du Président Laurent GBAGBO est la seule organisation politique ivoirienne à m’avoir personnellement assisté tant financièrement que moralement pendant toute ma période de détention. C’est également le seul parti politique qui a produit des déclarations formelles appelant à l’époque à ma libération.

  Enfin, le FPI demeure le premier parti ayant manifesté le désir de venir me saluer après ma sortie de prison.

A l’égard du FPI et de ses dirigeants,bien qu’étant de la société

civile, j’ai ainsi une profonde reconnaissance et un grand respect.

  C’est donc à juste titre que dans ma déclaration de presse du 18

janvier dernier, j’ai tenu à dire merci à tous ses dirigeants. Comment aurais-je alors pu exprimer un quelconque ressentiment ou colère contre le FPI, de surcroît par voie de presse?

Par le présent droit de réponse,j’élève en conséquence la plus

vive protestation contre votre journal pour cet article truffé de

propos mensongers prêtés à ma personne, et vous prie, conformément aux dispositions de la Loi sur la presse, de bien vouloir l’insérer aux pages et dans les formes dans lesquelles il a été publié dans votre journal.

 

veuillez croire, Monsieur le Directeur de Publication, à l’assurance

de ma considération distinguée.

 

Raphaël DOGO Ancien ministre

des Handicapés