La famille de Guy-André Kieffer, et les autorités judiciaires françaises sont sceptiques quant à la volonté du gouvernement ivoirien à aider à faire la lumière sur la disparition du journaliste franco-canadien. Le scepticisme des autorités françaises s’explique par le fait qu’après le renversement du président Laurent Gbagbo en avril 2011, la famille Kieffer a longtemps espéré qu’Alassane Ouattara, relancerait le dossier, mais c’est plutôt le statuquo.

Depuis l’avènement du régime Ouattara, l’enquête piétine. Apparemment le régime n'a pas intérêt que la vérité sur cette affaire éclate.

Selon La Lettre du Continent, avant sa disparition, Guy-André Kieffer faisait régulièrement des révélations sur les turpitudes financières de certains membres du gouvernement dont d’autres sont actuellement des ministres d'Alassane Ouattara. Selon toujours le confrère, les autorités actuelles ont déclaré avoir confié l’enquête à une cellule spéciale chargée d'élucider les crimes de la crise post-électorale. Mais les résultats de l’enquête de cette structure ne sont toujours pas connus, d’où le scepticisme de Paris et de la famille de Kieffer.

 

Toutefois, selon des sources proches du dossier, de nouveaux témoignages susceptibles de relancer l’instruction existent. Ce qui explique la convocation en février prochain par le juge Cyril Paquaux d’Osange Silou-Kieffer et Bernard Kieffer, respectivement épouse et frère du journaliste disparu. Notons par ailleurs que c’est en 2013 que ce magistrat a été chargé de l'instruction visant à faire la lumière sur les conditions de la disparition de Guy André Kieffer.

 

samedi 16 janvier 2016  |  Le Quotidien d’Abidjan