Par Hervé Coulibaly | Connectionivoirienne.net

 

A Abidjan, certains milieux proches du pouvoir et de l’opposition font échos d’une éventuelle dissolution de la Commission électorale indépendante, si les Commissaires centraux de cette Institution [décriée] refusaient en majorité d’appliquer le décret présidentiel sur le référendum qui impose deux bulletins de vote.

 

Ce site avait la semaine dernière fait cas de cette décision du gouvernement, contraire à la loi électorale appliquée en Côte-d’Ivoire. Cette loi stipule en effet que seul le bulletin unique est utilisé dans toutes les élections, dans le but d’éviter des fraudes.

 

«Avec deux bulletins pour le OUI et pour le NON, il sera facile aux électeurs de sortir des bureaux de vote avec le NON, et se faire remettre un billet de 2000 Francs cfa ou autres choses. C’est pour éviter ces cas de tricheries constatés par le passé sous Bédié et Houphouët que le code électoral en vigueur, ne reconnait que le bulletin unique», nous a répondu un commissaire de la CEI interrogé à Abidjan.

 

 

 

«C’est donc pour clarifier cette situation de l’usage du bulletin qu’une réunion de crise a été demandée par plus du 1/3 des Commissaires centraux de la Cei pour ce lundi 17 octobre 2016 au siège de l’Institution électorale. Une correspondance a d’ailleurs été adressée au président de la Cei, Youssouf Bakayoko, ce vendredi 14 octobre 2016, pour la tenue de cette rencontre qui s’annonce, pour le moins, houleuse. », écrit le quotidien Soir info ce lundi.

 

Selon Koné Sourou sur ONUCI-FM, le représentant de Ouattara au sein de la Commission électorale, c’est la Cei elle-même qui aurait fait cette proposition de deux bulletins de vote au gouvernement, en violation des textes électoraux en Côte-d’Ivoire.

 

Faux: «Cette déclaration du premier Vice-président est en flagrante contradiction avec la délibération de la Commission centrale, jette l’opprobre sur les membres de la Commission, discrédite l’Institution et la rend suspecte pour l’organisation du scrutin référendaire. Si le gouvernement a reçu une délibération autre [deux bulletins de vote] que celle de la Commission centrale, c’est qu’il a été volontairement induit en erreur et cela est grave et pour preuve, l’ensemble des documents électoraux préparés et déjà diffusés depuis le 1er octobre 2016 par la Cei à l’ensemble de ses démembrements sont relatifs à l’usage d’un bulletin unique de vote», a dénoncé une autre source à la Cei rapportée par Soir-Info.

 

Selon nos sources, l’alternative à la dissolution de la CEI, serait pour Alassane Ouattara de confier l’organisation du référendum au ministère d l’intérieur, dirigé par son véritable dauphin constitutionnel, l’homme de main du clan, Hamed Bakayoko.

 

HC