COMMUNIQUE DE LA CNC-USA CONCERNANT LES FRAUDES MASSIVES SUR .LES LISTES ELECTORALES PAR LA CEI LOCALE ET LE RDR-USA

 

Nous n’avons sans relâche cessé d’attirer l’attention de la communauté internationale et de tous les observateurs sur la situation politique en Cote d’Ivoire. Tous les éléments réunis à ce jour, laissent présager des élections calamiteuses en Côte d’Ivoire, qui conduiront certainement à de nombreux morts encore, si rien n’est fait.

A travers cette machine électorale déployée par le RDR qu’on appelle Commission Electorale Indépendante (CEI); le RDR manipule les fichiers du recensement électoral. Cela en s’assurant que seuls leurs militants puissent être enregistrés et met tout en œuvre pour exclure les ivoiriens suspectés être proche de l’opposition.

Nous en avons pour preuve, les différentes irrégularités constatées aux États-Unis d’Amérique. La délégation de la CNC-USA, conformément à son objectif de voir des élections libres, transparentes et justes, a entrepris une opération de contrôle du processus d’enrôlement électoral. Pour se faire, elle a mandaté deux de ces représentants chargé de visiter les différents centres d’enrôlements à travers les États-Unis.

 

Ces irrégularités ne sont que la conséquence logique d’une CEI gérée par les responsable RDR des États-Unis. Ainsi ces responsables ont, dans leurs stratégie d’exclusion de tous les ivoiriens suspectés proche de l’opposition, refuser de créer des centres dans les grandes villes, Etats ou régions des États-Unis avec une forte concentration de ces ivoiriens.

Quand la CNC-USA a fait remarquer que cela n’était pas juste, car on privait beaucoup d’ivoiriens de leur droit de vote et que cela pourrait entacher la transparence des votes, le Délégué Général du RDR aux États-Unis, M. Inza Camara l’époux de la Ministre Mme Kandia Camara, a répondu dans un premier temps, qu’aucun centre n’a été ouvert dans ces localités parce qu’il n’y a pas assez d’ivoiriens là-bas. Et lorsque les délégués de la CNC-USA ont rétorqué qu’ils recevaient beaucoup d’appels d’ivoiriens de ces localités ; M. Inza Camara répond avec un ton autoritaire: « Aucun centre ne sera ouvert là-bas, car c’est moi qui organise. Et j’ai décidé qu’on n’ouvrira pas de centre dans ces zones, fussent-ils nombreux ces ivoiriens dont vous parlez.»

La deuxième stratégie a consisté à mettre en place des agents recenseurs militants RDR, qui chaque soir après la fermeture des centres faisaient un point détaillé à M. Inza Camara, du nombre de militants RDR enrôlés. Particulièrement, le centre d’enrôlement de Harlem (New York) logé à l’enceinte de la maison des maliens de New York, était là où M. Inza Camara venait tous les soirs. Sachez que Harlem et ses environs sont là où résident nombreux militants du RDR, et c’est un agent recenseur qui le dit. Ces propos sont : « Ne vous fatiguez même pas, ici c’est le Dioulabougou, on s’assure que tous nos militants soient enrôlés, et vous avez déjà perdu ».

Ainsi cela se précisait par le fait que tous ceux qui venaient avec le passeport biométrique n'arrivaient pas à finaliser leur enrôlement, pour la simple raison qu''ils n'avaient pas les informations quant à la date et le lieu de naissance de leurs parents. Or selon les informations communiquées par la CEI locale gérée par le RDR, le seul passeport biométrique était suffisant pour le processus d'enrôlement. Ces personnes pour la plus part venaient d’autres villes proches de New York, et après analyse, étaient suspectées d’être proches de l’opposition ; car les responsables du RDR chargés de piloter l’opération d’enrôlement avaient envoyé une information secrètement à leur militant pour leur dire de joindre un autre document avec les informations des parents au passeport biométrique.

Ainsi, cela leur éviteraient des allers-retours. Le triste constat est que ces personnes qui partaient ne revenaient plus pour la plus part, car estimaient qu’elles avaient gaspillé leur argent et leur temps pour rien.

En plus de tous cela M. Inza Camara était celui qui ramenait à la maison chaque soir, l’agent de Saphran-Morpho qui était au centre de Harlem.

Ivoiriens de la Diaspora Américaine, mobilisons-nous autour de la CNC-USA dans le combat pour le changement démocratique en exigeant les conditions d’élections libres, transparentes, et inclusives.

 

Pour la CNC-USA

Délégué Chargé de la Communication et Porte-parole

Ahmad KONE (LIDER)