La semaine passée, nos confrères de Jeune Afrique ont fait des révélations sur la colère du président ivoirien Alassane Ouattara vis-à-vis de son chef du gouvernement, Kablan Duncan. En effet, le président ivoirien avait constaté certains excès constatés dans la gestion des affaires publiques et précisément sur les frais de missions à l’étranger.

À l’origine de cette colère présidentielle, la dernière mission menée aux États Unis par Daniel Kablan Duncan, le Premier ministre, et quelques membres du gouvernement, à l’occasion des Assemblées annuelles de la Banque mondiale.
A présent, nous avons plus d’informations sur ce sujet. Déjà, nous savons que le ministre concerné n’était pas le premier ministre, Kablan Duncan, mais Adama Toungara, ministre du pétrole et de l’Energie. L’assistance quant à elle se nomme Eva Traoré. Elle est l’assistance, chargée de communication au ministère du "maire de la commune d’Abobo".

Sur son compte (réseaux sociaux), on voit la jeune dame, publier des images qui choquent la sensibilité, à croire que c’est l’argent du contribuable ivoirien qui est dilapidé. Sur les photos publiées par Eva Traoré, on la voit dans des bars devants du champagne, dans des salons et restaurants huppés entourés d’amis festoyant. Sur une autre photo, elle présente fièrement son téléphone de dernière technologie, le Blackberry Passport.
Comme si l’avertissement du président Ouattara n’était rien à ses yeux, la jeune dame continue d’exposer avec arrogance son nouveau statut : « nouveau riche ».
Après son retour de la mission des Etats-Unis, l’assistante du ministre Adama Toungara est depuis deux jours, en mission dans la capitale française, Paris. Touchera-t-elle encore 3000 dollars (1.500.000Fcfa) par jour ?
En fonction au service communication du ministère de l’Energie, Eva Traoré était auparavant au ministère de la Justice.

Nous suivrons de prêt la fameuse assistance dans ses faits et gestes afin de dénoncer cette nouvelle forme de gabegie financière.
Mérite-t-elle son poste ? Nous n’en savons guère. Une chose est sûre, cette pratique n’est pas nouvelle. Pour atteindre l’émergence à l’horizon 2020, il faut que le président Ouattara tape du poing sur la table, car ce genre de comportement donne une mauvaise image à son action de développement entamé depuis maintenant trois ans.

SOURCE IM