Alain Lobognon a déploré ce mercredi l’attitude des autorités politiques à vouloir décider en lieu et place des citoyens sur les personnalités qui devront siéger à la chambre haute du Parlement ivoirien, le sénat, et qui prendront des décisions en leur nom.

 

 « Des Députés de l’actuelle législature en Côte d’Ivoire seront surpris de se retrouver au Parlement avec des adversaires qu’ils ont régulièrement battus en décembre 2016 », a dénoncé,  le mercredi 14 mars 2018, sur les réseaux sociaux le député-maire de Fresco.

 

Rappelons qu’à la différence des élections présidentielles, législatives et municipales où les candidats sont élus par le suffrage universel direct du peuple, aux élections sénatoriales, seul deux tiers des quatre-vingt-dix-neuf (99) sénateurs sont élus au suffrage universel indirect. L’autre tiers est nommé par le président de la République.

 

Pour Alain Lobognon, ce mode désignation des futurs occupants du sénat favorisera à coup sûr des copinages.

 

« Certains parmi ces citoyens chanceux auront une autre chance d’accéder au Sénat en Côte d’Ivoire, s’ils sont battus le 24 mars 2018. Rien n’interdit qu’ils soient nommés par le Président de la République », s’est-il s’insurgé non sans indiquer que « ces juristes (qui ont rédigé les lois relatives à cette élection)  doivent retourner à l’école ».

 

Avant, l’ancien ministre a tenu à faire savoir que : « il y a bien longtemps qu’aucun lycéen en Côte d’Ivoire n’a eu 2 chances au Bac, la même année ».