Publié le jeudi 28 aout 2014 | Notre Voie
Le commissaire Timité Vassindou, chef du District de police d’Abobo, vient de tirer la sonnette d’alarme par rapport à l’insécurité croissante dans la commune d’Abobo. Surtout avec la descente désormais sur le terrain des meneurs des bandits appelés « microbes ». Du moins si l’on s’en tient aux déclarations de ce commissaire de police, rapportées hier par le quotidien pro gouvernemental, Fraternité Matin. Lors des échanges organisés dans la salle de mariage de la mairie d’Abobo entre les forces de sécurité et les populations d’Abobo, visant à briser le mur de méfiance, Timité Vassindou n’a pas eu la langue de bois. Toujours à en croire le confrère. « Depuis trois mois, on ne parle plus de microbes à Abobo, leurs meneurs qui les envoyaient les ont remplacés dans la rue. On parle désormais de bandits de grands chemin » révèle le premier responsable de la sécurité à Abobo. Non sans solliciter la collaboration étroite de la population. Question de rendre l’action de la police efficace. Il a expliqué que les « microbes » étaient des jeunes dont l’âge varie entre 8 et 18 ans et agressaient à l’arme blanche. Et auraient disparu aujourd’hui pour faire place à leurs seniors, rapporte le même quotidien.

Mais comment les patrons des « microbes » qui trouvent utile aujourd’hui de descendre eux-mêmes sur le terrain opèrent-ils ? Le commissaire de police explique que « les vieux pères » des « microbes » agressent par petits groupes de 2 ou de 3. Et que leurs cibles privilégiées sont les centres de santé à base communautaire. Les autorités policières d’Abobo soutiennent toutefois être en mesure de faire face au fléau. En la matière, plusieurs arrestations sont déjà faites dans les rangs de ces bandits qui en fait, seraient issus des bandes des ex-rebelles pro Ouattara, laissés sur le carreau, alors que leur mentor a pris le pouvoir. A ces arrestations, il faut ajouter la destruction de nombreux fumoirs, toujours à en croire les mêmes sources. Qui précisent que le commissaire Timité Vassindou a dressé un bilan partiel de la lutte contre l’insécurité démarrée en mars 2013 pour éradiquer le phénomène des « microbes » et des « vonhon vonhon ».