Guillaume Kigbafori Soro était l’invité de la chaine panafricaine Afrique Média le dimanche 27 septembre 2020. Selon lui, Hamed Bakayoko, alors ministre de l’intérieur avait reçu certaines personnes à « son bureau à qui il a proposé un milliard de francs » pour le « livrer ».

 

L’ancien président de l’Assemblée nationale en exil en France n’est pas du tout tendre avec le chef de l’Etat, Alassane Ouattara. Il explique que, « quand je menais le combat pour Ouattara, le jour où il a pris le pouvoir, pour moi, c’était le dernier combat. Pour moi, j’en avais fini avec la lutte en Côte d’Ivoire. Je me proposais de mener une vie de famille.

Connaitre la simple joie d’envoyer mes enfants à l’école.

 

Que monsieur Ouattara aujourd’hui soit plus haineux contre moi, que ceux hier qu’il a combattu je m’interroge moi-même. Mais la vie est ainsi faite. Mais un ami me disait que vous ne connaissez pas votre épouse tant que vous n’avez pas divorcé ».

« Aujourd’hui monsieur Ouattara peut bien dire que je suis le monstre que je suis. Mais hier, je voyais bien tout l’éloge qu’il faisait. Mais ce n’est pas grave. Je considère qu’en 2019, le Président Ouattara m’a convoqué me faisant injonction d’intégrer le RHDP. Il y a très peu qui ont résisté à Ouattara. Je lui ai dit que je ne pouvais pas intégrer le RHDP.

 

Après que j’ai refusé de rentrer dans son parti. Parce que je lui avais dit que le RHDP unifié sans le PDCI allait ramener la guerre en Côte d’Ivoire et que je ne voulais plus que mon nom soit associé à la guerre, et que je suis parti. Il m’a demandé de démissionner de la présidence de l’Assemblée nationale », s’est-il rappelé.

 

Ouattara et Hamed Bakayoko ont trompé la police de Barcelone pour m’arrêter

« Alors que je considérais que j’avais droit. On avait Bédié, lui, moi. Donc décidé que je sois président de l’Assemblée nationale, certains de mes collaborateurs m’ont demandé de ne pas démissionner et je leur ai dit qu’on ne fait pas la guerre pour un poste.

 

J’ai rendu ma démission et je suis parti. Mais dès que je suis parti, la chasse à l’homme a commencé. D’abord, Ouattara et son gouvernement ont demandé au gouvernement américain d’annuler mon visa et mon passeport en ma qualité de président de l’Assemblée nationale.

Apres ça, monsieur Ouattara et le ministre Hamed Bakayoko qui était ministre de l’intérieur ont trompé la police de Barcelone qui a fait un raid dans ma chambre à Barcelone pour m’arrêter.

 

N’eut été la baraqua, j’aurais été humilié, menotté et jeté dans les prisons en Espagne. Après cela, on m’a envoyé des barbouzes pour tenter de me repérer en Europe et m’éliminer. Là aussi, j’ai des preuves accablantes », a-t-il relevé.

Des gens que Hamed Bakayoko a reçu dans son bureau à qui il a proposé un milliard de francs pour me livrer. Je le sais. Qu’on prenne garde, je ne veux pas trop parler, je veux la paix pour mon pays.

 

« Des gens que Hamed Bakayoko a reçu dans son bureau à qui il a proposé un milliard de francs pour me livrer.

 

Je le sais. Qu’on prenne garde, je ne veux pas trop parler, je veux la paix pour mon pays. Mais je sais ce qui a été fait contre moi, ma personne et mon intégrité. Mais il n’y a de sécurité que celle que Dieu vous donne. Si je suis en vie aujourd’hui, c’est grâce à Dieu. Parce que le jour où Alassane a détourné mon avion, personne ne le sait mais mon avion a atterrit presqu’en crachant dans des iles du côté de l’Espagne. Après ce que j’ai fait pour Ouattara ?

Après la vie que j’ai consacré pour monsieur Ouattara ?

 

C’est comme ça qu’on me remercie ? Gbagbo même que j’ai combattu avec arme et roquette a autorisé qu’on m’achète une maison à Abidjan. C’est cette maison que monsieur Ouattara vient de m’arracher », a dénoncé le natif de Kofiplé.