L'État est une continuité. Les programmes projetés et entrepris qu'un régime n'a pu achever, un autre régime s'y attèlera en reconnaissance des efforts du précédent, même s'il voudrait les "voler" faisant croire à l'inexistence de l'État avant sa venue au pouvoir : Pont, autoroutes, hôpitaux, écoles, emplois etc etc. Bien évidemment, ces parvenus de régimes au pouvoir ne sont-ils pas les mieux placés pour prétendre aujourd'hui à l'inexistence de l'État avant leur venue internationalement bombardée aux affaires de l'État, quand hier dans leurs 10 années de rébellion armée, sauvage opposition tribale armée et partition du pays, ils ont bien cru avoir réussi (telle était bien leur intention d'ailleurs) à mener les actions qu'il fallût mener pour que l'État n'existe pas ?
Oui, l'État est une continuité, et même cet État actuel de rebelles tribalistes au pouvoir a aussi des programmes engagés qui me tiennent à cœur, qui tiennent à cœur son imposteur de chef d''État Dramane Ouattara, qui tiennent à cœur le peuple ivoirien et les milliers de victimes de la crise postélectorale: son projet d'impunité zéro et de justice équitable pour tous criées sur tous les toits dès sa venue au pouvoir.
Et l'on se souviendra, en août 2012 dernier, un rapport d'enquête nationale initié par l'État quant aux crimes commis par les protagonistes de la crise postélectorale, présentait les conclusions de ses travaux, avec des détails des crimes commis par les forces pro-Gbagbo et les forces pro-Dramane.
Oui, l'État est une continuité. Et si l'État actuel de triablistes rebelles au pouvoir ne juge que le camp Gbagbo quant à ce rapport d'enquête nationale initiée par l'État qui pourtant accable les deux camps, on lui concèdera qu'il n'aura pas eu le temps de juger aussi le camp Dramane dans son projet d'impunité zéro et justice équitable pour tous, mais soyons-en sûr, un autre régime viendra un jour pour juger le camp Dramane pour ses génocides ... au nom de la continuité de l'État.

À bon entendeur ... DTR.