Revoilà Emile Kima. Celui qui se fait appeler aujourd’hui l’ambassadeur de la paix et autrefois farouche défenseur des accords politiques de Ouaga signés en 2007 entre Laurent Gbagbo et les rebelles,

Revoilà Emile Kima. Celui qui se fait appeler aujourd’hui l’ambassadeur de la paix et autrefois farouche défenseur des accords politiques de Ouaga signés en 2007 entre Laurent Gbagbo et les rebelles,

Revoilà Emile Kima. Celui qui se fait appeler aujourd’hui l’ambassadeur de la paix et autrefois farouche défenseur des accords politiques de Ouaga signés en 2007 entre Laurent Gbagbo et les rebelles, est sorti de son long mutisme. Lui qui se targue d’avoir naturalisé 8 mille de ses compatriotes tout en gardant lui-même sa nationalité burkinabé se préoccupe toujours des intérêts de sa communauté vivant en Côte d’Ivoire. Ce samedi 6 juin 2015, au Palm Club de Cocody au cours d’une conférence publique, il a passé en revue les problèmes qui minent sa communauté et proposé ses solutions. Pour Emile Kima, depuis le début de la transition dans son pays, il y a comme un froid entre Paris et Abidjan après la lune de miel entre le régime de Compaoré et celui d’Alassane Ouattara. Il n’est pas normal qu’il en soit ainsi, selon Emile Kima. Il faut que ces relations entre les deux pays frères se détendent. c’est l’ardent désir du conférencier qui a suggéré que le président de la transition entreprenne une visite d’amitié en Côte d’Ivoire pour rassurer ses compatriotes et les autorités ivoiriennes. « Depuis la transition, aucun ministre burkinabé n’est venu en visite en Côte d’Ivoire. Je ne suis pas d’accord avec cela. Kafando doit venir en Côte d’Ivoire », a déclaré M. Kima qui était en compagnie de plusieurs membres de son staff.

 


Autre préoccupation, celle de la carte consulaire biométrique imposée par le régime Compaoré aux burkinabé de l’extérieur. Kima Emile et ses camarades estiment qu’elle est encore inaccessible du fait de son coût de 7 mille FCFA alors que le titre d’identité s’octroie à 500 FCFA au Burkina Faso. Cette opération d’identification des ressortissants burkinabé dont le marché a été confié à la société ivoirienne Snedai d’Adama Bictogo, un proche d’Alassane Ouattara, a été fortement décrié par Emile Kima devant ses compatriotes. « Je ne suis pas d’accord avec la carte consulaire qui coûte 7000 FCFA. C’est trop ! », a-t-il protesté avant de donner rendez-vous aux burkinabé de Côte d’Ivoire pour une prochaine rencontre à Treichville pour évoquer ce sujet.

S’agissant de la présence de Blaise Compaoré en Côte d’Ivoire, Kima Emile a dit ne pas être dérangé parce que pour l’instant l’ex-président du Faso fait profil bas et ne fait pas de déclaration qui pourrait mettre à mal la transition au pays.

Pour cette première sortie, Kima Emile est revenu sur son incarcération à a Maca qui a duré 14 mois. celle-ci, explique-t-il, est exclusivement liée à ses affaires et non à des problèmes politiques. Une affaire d’escroquerie qui selon lui n’est pas établie puisque ses accusateurs n’arrivent pas à définir clairement le montant en question. sur le bénéfice du doute, il dit avoir sollicité une mise en liberté provisoire qui lui a été accordée.

SD à Abidjan