Le Président du Faso, Roch Marc Christian KABORE a été reçu le mardi 5 avril 2016 à l‘Elysée par le Président français, François HOLLANDE. 

 

Honneurs militaires, chaleureuse poignée de mains sous le crépitement des flashs des dizaines de photographes et cameramen, tel était le décor de l’accueil officiel qu’a réservé le Président HOLLANDE à son hôte.

 

Pendant plus d’une heure, François HOLLANDE et Roch Marc Christian KABORE ont fait le tour d’horizon des questions bilatérales et des sujets d’intérêts communs. A l’issue de leur entretien, les deux pays ont signé une convention de prêt de 30 millions d’euros au profit de l’ONEA en vue de renforcer ses capacités dans les villes de Bobo-Dioulasso et Ouagadougou. 

 

« J’ai accueilli avec beaucoup de plaisir le Président du Burkina Faso parce que Roch KABORE a été élu dans des conditions qui font honneur à la démocratie. Une élection transparente, pluraliste », s’est réjoui le Président de la République française. 

 

François HOLLANDE a ensuite axé ses propos sur les questions sécuritaires. « Je voudrais dire combien nous avons été éprouvés par l’attaque terroriste qui s’est produite le 15 janvier dernier et qui a fait 30 victimes et plusieurs blessés .... Nous avons exprimé notre solidarité à l’égard du Burkina Faso et notre volonté d’une coopération efficace dans la lutte contre le terrorisme », a-t-il indiqué.

 

Selon Monsieur François HOLLANDE, la lutte contre le terrorisme passe par la coopération et les échanges dans le renseignement. « Nous devrons mener avec les pays du G5 une coopération exemplaire en matière de sécurité, de formation, de coordination et de renseignements et la force Barkhane est à la disposition de ces pays s’ils en font la demande », a dit le Président français. 

 

Sur les questions liées à l’aide au développement, François HOLLANDE rassure que la France va accompagner le Burkina Faso, « parce que le Burkina Faso est un pays ami, parce que le Burkina Faso après cette transition doit avoir un soutien nécessaire pas seulement de la France, mais aussi de l’Europe ». 

 

C’est aussi dans ce sens qu’il encourage les entreprises françaises à aller investir au Burkina Faso, notamment les télécommunications, la télévision, mais aussi les infrastructures, l’agroalimentaire pour renforcer les liens avec ce pays. 

 

Le Président François HOLLANDE a terminé en saluant le dynamisme de la coopération décentralisée qui existe depuis longtemps entre des villes française et burkinabè.