Adjudant Zinizin est remonté contre le pouvoir après la tuerie à Bouaké, mardi 23 mai, des ex-combattants démobilisés qui manifestaient depuis lundi pour le paiement d’une certaine prime. Ces derniers avaient bloqué les voies d’accès de la ville. Sur Twitter, Adjudant Zinzin tient pour responsable de ces morts le pouvoir ivoirien.  

« Nos amis voulaient se faire entendre. Avec Ado, la mort est la réponse aux souffrances des ex combattants. C'est le choc à Bouaké », a-t-il dénoncé hier. Contrairement à la version de l’Etat-major sur les circonstances de la mort des trois ex-combattants, Adjudant Zinzin affirme que les forces de défense ont tiré et fait plusieurs morts. « Il y a eu des tirs à balles réelles. Les morts sont nombreux. Le gouvernement ne peut pas continuer avec le mensonge », affirme-t-il. Une réaction qui étonne et fait monter la colère à Bouaké.

« La colère ne cesse de monter ici à Bouaké. Les ex-combattants réclament une enquête. Ado s'attaque à ses parents du nord. On a menti sur Laurent Gbagbo pour rien. Ne noyons pas le poisson. La vérité doit être sue. Laurent Gbagbo n'a pas tiré sur des civils. Ado l'a fait », s’exclame Adjudant Zinzin.

Selon cet ex-combattant aujourd’hui enseignant, le drame de Bouaké dont il impute la responsabilité au chef de l’Etat est l’expression de l’ingratitude du pouvoir à leur égard. « Ce Mardi Noir est l'œuvre de Ado et de ses hommes. La méchanceté et l'ingratitude se sont exprimées ici à Bouaké », déclare-t-il.