Les tirs groupés qui fusent sur Soro Guillaume en ce moment ne laissent pas indifférents ces chefs rebelles qui se sentent aussi touchés que leur mentor véritable. Koné Gaoussou dit Jah Gao, ex-commandant du Groupement tactique 9, aujourd’hui Force d’intervention rapide (FIR) de la Zone 2, composée d’Abobo, Anyama, Agboville et Alépé, a rappelé les prouesses de Soro Guillaume.

 

Le Cdt Koné Gaoussou dit Jah Gao était » commando parachutiste à la Firpac dans le groupe d’intervention rapide para commando » dans l’armée régulière ivoirienne. Après le coup d’Etat manqué du 19 septembre 2002, il avait » mené beaucoup d’actions sur le terrain (…) combattu à Abidjan » avant de rentrer sur Bouaké.

 

 

 

Il se dit satisfait des retombées de la rébellion: » Nous avons atteint notre but, notre objectif, c’est-à-dire l’instauration de la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire. Je peux dire sans toutefois verser dans l’autosatisfaction, que le bilan a été globalement positif. » Parlant de son mentor Soro Kigbafori Guillaume, il ne pouvait tarir d’éloges : » Je rends d’abord un vibrant hommage au Président de l’Assemblée nationale, M. Guillaume Kigbafori Soro, parce que sans lui, la lutte aurait pris une autre allure et aurait été très difficile. Premièrement, je considère notre leader comme un militaire. Il en a les qualités requises car il a encadré beaucoup de nos combattants, organisé l’armée des Forces armées des Forces nouvelles. Ce n’est pas permis à n’importe qui. Je sais de quoi je parle. Etre à la tête d’une troupe, une rébellion sans être militaire, ce n’est pas donné à tous de réussir ce pari que le chef Soro a relevé. Mieux, il a organisé les élections. Nous connaissons tous ici le climat délétère, les blocages suscités pour que les élections ne puissent pas se dérouler. C’est un homme de parole, c’est un homme digne et il ne trahit pas. Tous ceux qui l’ont trahi sont tombés. C’est le lieu de le dire. Le Président Soro connaît parfaitement ses chefs militaires. Nous avons dormi ensemble dans les mêmes maisons. Nous étions délaissés en exil quand à son arrivée, il nous a réorganisés. C’est lui, Soro, qui a préparé la majorité des plans de guerre alors qu’il n’était pas militaire. Il y avait à ce moment, des chefs parmi nous qui n’avaient aucune notion militaire. Il faut qu’on se dise la vérité. Le Président Soro est venu et il nous a organisés jusqu’à l’avènement du 19 septembre 2002. C’est lui qui a tracé le plan de guerre du lieu où nous étions jusqu’à Abidjan. Même à Abidjan, c’est encore lui qui a mis en branle la stratégie militaire à mener. Aussi, quand il était Premier ministre, toute la Côte d’Ivoire a apprécié le travail de Soro. C’est un homme à respecter et je lui rends un vibrant hommage. »

 

Le Cdt Jah Gao a toutefois prévenu que si l’injustice, la discrimination et l’intolérance resurgissent en Côte d’Ivoire, il reprendrait les armes : « Je suis prêt à reprendre les armes si les mêmes conditions se reproduisent. Nous, en prenant les armes, nous avions un objectif. Figurez-vous que moi, j’étais un soldat dans l’armée de Côte d’Ivoire, régulièrement payé, mais ce sont les causes que j’ai citées plus haut qui ont fait que je me suis révolté ».

 

Est-ce une manière de montrer la voie à ceux qui en ce moment vivent l’injustice, la discrimination dans la distribution des richesses du pays et l’intolérance? Les mêmes causes produisent les mêmes effets.

 

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