Quelques semaines avant la présidentielle querellée en

Côte d’Ivoire, le régime oblige les chefs d’entreprises

publiques à  cracher au bassinet un demi milliard au moins pour financer  la campagne du chef de  l’état sortant. A l’Anader ou à

l’Anasut par exemple, les patrons  de ces entreprises publiques

ont fait monter la  pression sur leurs responsables  financiers ainsi que sur  leurs directeurs et autres chefs de service.

 

 

Il faut en effet trouver cet argent pour aider à la réélection d’AlassaneDramane Ouattara qui,selon toute vraisemblance,

pompe pourtant déjà allègrement dans les caisses de

l’état pour financer sa campagne.

 

Chaque directeur général s’active ainsi à trouver les 500 millions exigés, parfois  au prix fort puisque certaines entreprises ont d’ores  et déjà renoncé à payer la dotation en carburant de

leurs employés ainsi que les primes qui ont été les premières

à faire les frais de ce mouvement de recherche

tous azimuts d’argent.

 

Les chefs d’entreprises publiques sont également sollicités

pour être battre campagne dans leur région où ils sont attendus par les diverses dépenses qu’exige la situation sur place.

 

Du coup, les dépenses des entreprises sont souvent en souffrance, ces patrons prenant d’ailleurs soin de ne jamais

déléguer de signature en la matière.

Or selon plusieurs sources, la situation n’est pas différente dans les  entreprises privées où les mêmes demandes auraient

également été exprimées par le régime. Signalons que la

Petroci avait déjà acheté, il ya plusieurs mois, plus d’une

centaine de 4X4 pour la campagne de Ouattara. Ses patrons

avaient pourtant moqué notre article en tentant de faire croire que les  véhicules appartenaient à l’entreprise. A la vérité, c’est

une règle à la Petroci : l’entreprise aide les employés à

s’acheter des véhicules pour ne pas avoir à gérer le stress

des véhicules de service.

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